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Une vedette high-tech pour mesurer les fonds marins

Dernière mise à jour le mardi 19 avril 2011

Article paru sur le site "Clicanoo" - Mercredi 13 Avril 2011
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Une vedette high-tech pour mesurer les fonds marins

La Deal (*) vient d’acquérir une vedette dernier cri. Equipée d’un sondeur multifaisceaux, elle permet de livrer des mesures très précises des profondeurs sous-marines, aux abords de Port Réunion. Objectif : sécuriser l’entrée des bateaux.

Un bijou de technologie, unique à la Réunion, vient d’amarrer au Port Ouest. Son nom : la vedette “Jeanne Barret”, en hommage à la première femme française à avoir fait le tour du monde en 1774. Son coût : 1,2 million d’euros, déboursé par la Deal. Sa mission : effectuer des relevés bathymétriques aux abords de la zone portuaire. Concrètement, les deux hydrographes à bord sont chargés de déterminer les profondeurs du Port Ouest. Autant de données livrées à la capitainerie qui décidera de draguer ou pas. Il revient effectivement à l’Etat d’assurer cette mission de sécurité maritime afin que les navires entrent en toute sécurité. L’atout majeur de cette machine : “Grâce au sondeur multifaisceaux, soit 256 faisceaux pour un angle de 160 degrés, elle présente une excellente définition”, explique Alain Allaert, chef de projet. “Ce matériel est beaucoup plus performant que l’ancien”. La présence d’une centrale d’attitude permet d’affiner les constatations. “Les mouvements du bateau sont pris en compte, la machine enregistre et l’ordinateur compense”. D’une heure de travail sur le terrain découle trois heures en bureau, les yeux rivés sur l’ordinateur. Objectif : traiter les données contenus dans de volumineux fichiers. “Le sondeur rebondit sur les poissons, les bulles par exemple. Il nous faut enlever tout ce qui n’est pas bon”, précise Pascal Bayle, capitaine hydraulique. Par un croisement des chiffres obtenus, il est alors possible d’effectuer une modélisation optimale, en 3D. Les agents de la capitainerie disposent alors d’un document fiable et précis. Cet engin est ainsi amené à fonctionner toutes les semaines. La houle aidant, les fonds changent régulièrement de physionomie et représentent un danger potentiel pour les embarcations. D’où de récurrentes campagnes de dragage. “Il y aura également un travail semestriel sur les plages du port. Nous vérifions l’érosion qui touche les blocs”, indique Pascal Bayle. La vedette pourra encore intervenir pour des opérations ponctuelles océanographiques. En vue de la réalisation de la nouvelle route du littoral notamment. A noter enfin, la présence d’un bras de manutention pour procéder à la maintenance des bouées holographiques

D.F.B

(*) Direction du logement, de l’aménagement et du logement



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