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Un tsunami qui a pris le Japon de court

Dernière mise à jour le mardi 15 mars 2011

Article paru sur le site "Libération" - Samedi 12 Mars 2011
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Un tsunami qui a pris le Japon de court

La vague gigantesque a déferlé sur les côtes dix minutes après la secousse.

Encore une fois, un séisme né au fond de la mer s’est montré plus destructeur et meurtrier par la vague qu’il a provoquée que par la secousse qu’il a engendrée. Entre dix et vingt minutes après le séisme - car la vague avance à la vitesse de 700 km/heure -, c’est un mur d’eau de plusieurs mètres de haut, vite transformé en coulée de boue armée de béton, d’arbres, de voitures… qui s’est jeté sur les bâtiments, les routes, les infrastructures et les cultures.

Déjà, en 1896, un séisme survenu presque au même endroit, avait provoqué la mort de 27 000 personnes par tsunami.

Le mécanisme de formation et de propagation d’un tsunami est aujourd’hui bien connu. C’est le rebond du plancher océanique, soulevé par le séisme, qui forme au-dessus de lui une vague qui va ensuite se déplacer sur l’océan, jusqu’à rencontrer un obstacle, côte ou île. Si bien connu que des centres de calcul et d’alerte réalisent des simulations de la propagation de la vague et de son ampleur avant même toute observation de terrain, sur la seule indication des ondes sismiques captées par les instruments des géophysiciens.

C’est ainsi que vendredi, très peu de temps après le séisme, les centres japonais et américains étaient capables d’alerter les responsables de la sécurité civile et les populations de l’heure à laquelle la vague du tsunami allait frapper les îles du Pacifique, l’Indonésie ou même les côtes américaines. Alerte nécessaire car l’amplitude de la vague ne dépend pas que de la distance parcourue et est souvent contre-intuitive, en raison de l’effet du relief et du mode de propagation, le tsunami a ainsi dessiné une sorte de langue en direction du Chili.

En revanche, côté japonais, si l’alerte automatique a bien été déclenchée, les autorités et les populations n’ont pas eu assez de temps pour s’éloigner des côtes et éviter la vague meurtrière.

SYLVESTRE HUET



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