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Un concours pour le corail

Dernière mise à jour le jeudi 4 août 2011

Article paru sur le site "France Info" - Dimanche 17 Juillet 2011
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Un concours pour le corail

A l’occasion de l’année des outre-mer, l’initiative française pour les récifs coralliens lance un concours auprès des élus pour la conservation des récifs coralliens et des mangroves.

- La chronique de Nathalie Fontrel (1’57")

Depuis 10 ans, l’IFRECOR, l’initiative française pour les récifs coralliens tente de préserver les éco systèmes d’outre mer. Les récifs, les mangroves et les herbiers. Les récifs abritent près de 100 000 espèces. Avec les forêts tropicales ce sont les éco système les plus productifs de la planète. Mais ils sont menacés, par un coup de chaud : l’augmentation de la température de l’eau les fragilise et provoque la mort blanche des coraux. Menacés par la pollution. Les coraux ont besoin de lumière pour vivre. Les rejets d’eaux usées et le lessivage des sols agricoles accroissent la turbidité de l’eau. Les particules font écran aux rayons du soleil et le corail meurt. Sans compter les aménagements touristiques, le comportement des vacanciers qui vont palmer dans les récifs et peuvent ainsi casser le corail. 60% des récifs coralliens de la planète sont menacés. La France a une responsabilité mondiale : elle est le seul pays à posséder des récifs dans les trois océans du globe sur une surface de 57 557 kilomètres carrés. Le concours organisé par l’IFRECOR s’adresse donc aux élus d’Outre Mer. Les projets éligibles vont de la sensibilisation des pêcheurs, des touristes à la protection des coraux à la construction de station d’épuration des eaux usées ou la lutte contre l’érosion des sols. Le plan international d’action pour la protection des récifs prévoit la création d’aires marines protégées. 20 à 30% des récifs, des herbiers et des mangroves devraient être concernés en 2 012. Pour la France cela signifie qu’il faudrait protéger au moins 10% des récifs. Contre un peu plus de 1% seulement aujourd’hui. L’objectif est donc ambitieux. Et il peut enrichir l’économie locale. Les récifs sont des nurseries. La crise du logement pousse très vite les organismes marins à déménager ailleurs. C’est ce qu’on appelle l’effet réserve. Protéger un récif permet donc de repeupler les océans et de remplir les filets de pêche



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