Manger la mer, Invitez la mer à votre table !

Accueil > Actualités de la mer > Tara repart à l’assaut des océans

Tara repart à l’assaut des océans

Dernière mise à jour le lundi 6 septembre 2010

Article paru sur le site "Métro France" - Mercredi 1er Septembre 2010
Visualiser l’article original



Tara repart à l’assaut des océans

Cap sur la biodiversité marine. Dimanche, l’expédition scientifique quitte Le Cap pour entamer la deuxième année de son voyage au long cours. De l’Afrique à la Nouzelle-Zélande, Metro s’en fera l’écho tous les mois.

Tara, an 2. “Mi-juillet, l’équipage était arrivé en Afrique du Sud, épuisé, mais les membres de la mission repartent en mer dimanche, pleins d’enthousiasme”, racon­te, Romain Troublé, coordinateur de Tara Océans depuis Paris. Ce tour du monde de trois ans, amorcé en septembre 2009, à Lorient, vise à accroître les connaissances sur la vie microscopique des océans grâ­ce à des prélèvements en profondeur.

Au Cap, après un voyage de 20 000 milles en un an dans des conditions éprouvantes, la goélette a profité de l’été pour se refaire une san­té, notamment en vue de l’Antarctique, “où le thermomètre est proche de 0°C”.

Chef de meute des loups de mer de Tara, le capitaine Olivier Marien, 34 ans, qui avait déjà participé aux étapes en Mer Rouge et à Djibouti. “Il s’arrêtera à Buenos Aires, car il faut renouveler les équipes tous les deux ou trois mois”, précise Romain Troublé. Les scientifiques resteront chaque fois plusieurs semaines en mer. Et des artistes rejoindront Tara sur certai­nes escales.

Parmi les temps forts cette année, Romain Troublé cite Rio de Janeiro : “Nous avons prévu une soirée sur la biodiversité marine, que l’on espère à fort retentissement médiatique, avec des stars de la télé brésilienne. Des enfants des favelas viendront aussi à notre rencontre, via une asso­cia­tion créée par les footballeurs Rai et Leonardo.” Tara fera ensuite cap sur Ushuaïa et sur le Pacifique. Au large du Chili, dans des eaux très poissonneuses, puis entre l’île de Pâques et les Galapagos, “zone peu étudiée à ce jour, considérée comme un désert océanique”.

Et du côté des scientifiques, où en est-on ? “On s’est déjà rendu compte que, pour 85% des espèces dont nous avons prélevé des échantillons, l’ADN n’avait jamais été étudiée.” De quoi occuper les laboratoi­res une dizaines d’années...



Suivre la vie du site RSS 2.0 | Contacts | Qui suis-je ? | Remerciements | Plan du site | SPIP