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Surmortalité des huîtres : assainir le milieu pour sauver l’ostréiculture

Dernière mise à jour le mardi 11 octobre 2011

Article paru sur le site "Le Mensuel de Rennes" - Vendredi 07 Octobre 2011
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Surmortalité des huîtres : assainir le milieu pour sauver l’ostréiculture

Dans son coin à Caen, la scientifique indépendante Maryline Houssin travaille depuis quatre ans sur la mortalité massive des huîtres. Et propose une solution fiable : la certification. Elle expose sa méthode dans Le Mensuel du golfe du Morbihan.

Il aura fallu quatre ans et quatre publications scientifiques pour que l’équipe du laboratoire Franck Duncombe à Caen puisse, enfin, faire entendre sa voix. Et surtout ses préconisations. Le Mensuel est allé rencontrer Maryline Houssin et son équipe, dans leurs locaux normands.

Dans le numéro 79, actuellement en kiosque, la scientifique revient sur ses travaux et ses découvertes. Elle explique aussi quelle solution reste à privilégier, selon elle, pour sortir de la crise qui plonge depuis plusieurs années les professionnels de la mer. Et ce, à court terme.

UNE SOLUTION : LA CERTIFICATION

Pour ce Docteur en recherches cliniques et titulaire d’un DEA en microbiologie de l’environnement, une solution s’impose pour circonscrire la crise et peut-être en sortir : la certification des jeunes huîtres. « Il faut avoir la certitude que l’on plonge du naissain propre à l’eau, cela relève du bon sens », souligne la chercheuse Maryline Houssin. Pour ce faire, elle a mis au point une méthode fiable qu’elle détaille dans Le Mensuel.

Pour confirmer son hypothèse, elle entame une expérience à Portbail, en milieu naturel (lire Le Mensuel actuellement en kiosque).

Depuis plusieurs années, d’autres solutions de sortie de crise sont envisagées et pour certaines explorées. Tour d’horizon avec Maryline Houssin :

La sélection génétique : Le laboratoire d’Etat Ifremer travaille sur cette piste et sélectionne, sur plusieurs générations, les huîtres les plus résistantes. Maryline Houssin reste sceptique. « Pourquoi pas. Pour ma part, j’ai peur aux effets d’une éventuelle consanguinité, mais ce n’est pas ma spécialité. Qu’il y aille, c’est bien aussi. »

L’introduction de souches mères importées du Japon, leur berceau. Cette solution a été explorée par les professionnels puis écartée depuis le tsunami qui a balayé la baie de Sendai. « La réimplantation de souches mères reste scientifiquement dangereuse. La crainte, c’est d’amener d’autres pathogènes dans le milieu. A éviter », souligne la chef de service Recherches et Développement au laboratoire départemental Franck Duncombe à Caen.

INTERVIEW COMPLÈTE À RETROUVER DANS LE MENSUEL DU GOLFE DU MORBIHAN, ACTUELLEMENT EN KIOSQUE.



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