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Sept ans d’étude pour une première mondiale

Dernière mise à jour le vendredi 25 mai 2018

Article paru sur le site "Le Télégramme :"
- 10 Mai 2018
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Jamais une expérience aussi poussée n’a été menée sur une espèce à long cycle de vie, à fort intérêt commercial et pour un poisson situé aussi haut dans la chaîne tropique marine. L’Ifremer de Plouzané s’est lancé dans cet exigeant programme il y a cinq ans. Cinq années à élever des géniteurs (à partir de larves) qui viennent tout juste de produire leur toute première génération.

À la surveillance quotidienne (nourrissage, contrôle de la qualité de l’eau pompée dans la rade et maintien du pH exigé dans chaque bassin) se superposent des prélèvements et expériences diverses afin de comparer les physiologies des poissons évoluant dans des bassins de différentes acidités et températures, rechercher les déséquilibres et identifier les éventuelles modifications internes. L’incendie qui a touché une partie de laboratoire il y a quelques années a bien failli mettre un terme à l’expérience.

Le plus grand soin continue d’être porté à la centaine de géniteurs répartis dans différents bassins et aux 20.000 larves soumises à des températures et à des degrés d’acidité différents.
Huître en milieu acide : calcification ralentie

L’incidence de l’acidification de l’eau de mer sur les organismes calcifiants (coquillages, oursins, maërl, etc.), tous les organismes vivants qui produisent de la coquille, est connue depuis quelques années. Les spécialistes ont clairement établi qu’une eau de mer plus acide abaisse la capacité des coquillages à produire de la coquille. Cette dernière met plus de temps à se développer et est plus fragile. Sa croissance est plus lente et offre moins de résistance aux prédateurs éventuels.

Comme pour les poissons, une équipe du Lemar soumet à l’huître creuse une immersion dans une eau plus ou moins chargée en CO2. L’expérimentation a commencé en janvier dernier. Mais le cycle de vie plus court de l’huître, comparé à celle du bar, devrait permettre d’enchaîner rapidement l’observation de plusieurs générations évoluant dans des eaux à différents degrés d’acidité.

© Le Télégramme http://www.letelegramme.fr/finistere/brest/acidification-des-oceans-l-ifremer-a-la-pointe-10-05-2018-11954234.php#GVOpqXgYRZa9ezr1.99

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