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SeaOrbiter, une maison sous-marine pour explorer les océans (diaporama)

Dernière mise à jour le mercredi 30 novembre 2011

Article paru sur le site "Batiactu" - Vendredi 25 Novembre 2011
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SeaOrbiter, une maison sous-marine pour explorer les océans (diaporama)

Après avoir longtemps rêvé de vivre sous la mer à l’instar des héros de Jules Verne, l’architecte Jacques Rougerie va bientôt pouvoir le faire ! Son projet de maison sous-marine nomade, SeaOrbiter, est en effet en passe de se concrétiser. Petite présentation de ce nouveau type d’habitation ...

Habiter la mer comme dans le célèbre roman de Jules Verne, un rêve un peu fou ? "Certainement pas", rétorque avec vigueur l’architecte Jacques Rougerie. Pour lui en effet, vivre sous la mer n’est pas une utopie, mais belle et bien une réalité. "A ce jour, on référence déjà près de 56 habitats sous-marins à travers le monde et de nombreux projets sont actuellement en cours d’élaboration", informe-t-il. Baptisé SeaOrbiter, le sien figure d’ailleurs parmi les plus attendus.

De quoi s’agit-il ? "D’un vaisseau d’exploration des temps modernes mi marin, mi sous-marin, dérivant sur les masses océaniques", explique Jacques Rougerie, interviewé par Maison à part. "Grâce à lui, poursuit-il, un équipage de dix-huit personnes pourra vivre sous la mer 24h/24 et observer, en continu, et sur de longues périodes - entre trois à six mois -, le monde sous-marin". Une véritable prouesse puisque, jusqu’ici, le plus long séjour sous la mer n’est que de 71 jours, un record du monde détenu d’ailleurs par Jacques Rougerie lui-même !

Habiter la mer et plus seulement l’observer

Concevoir une maison sous-marine nomade, l’idée trotte depuis longtemps dans la tête de l’architecte. L’homme est, en effet, un véritable passionné de la mer et il a d’ailleurs travaillé à l’élaboration de nombreux projets sous-marins depuis le début de sa carrière : "l’Aquascope", trimaran d’observation sous-marine, le "Galathée", habitat-laboratoire sous-marin, "l’Aquabulle", abri sous-marin/poste d’observation ... Des structures qui lui ont donné envie d’aller plus loin, d’où l’idée du SeaOrbiter, vaisseau qui, à la différence des autres, devrait permettre d’habiter véritablement la mer. "Le projet est né il y a dix ans en collaboration avec l’océanographe Jacques Piccard et l’astronaute Jean-Loup Chrétien, raconte Jacques Rougerie. Au départ, tout le monde nous regardait comme des illuminés mais aujourd’hui les choses ont changé, les mentalités ont évolué et les gens ne considèrent plus la mer comme avant. Ils ont compris qu’une meilleure compréhension du monde marin pouvait nous ouvrir de nombreuses perspectives dans différents domaines : les énergies renouvelables, l’agronomie ...".

Ayant reçu au fil des années le soutien de nombreux partenaires institutionnels, scientifiques et industriels, SeaOrbiter a donc pu se concrétiser. Sur le plan esthétique, le projet a pris la forme "d’un bateau vertical" aux lignes effilées de 51 mètres de haut dont 20 mètres au-dessus du niveau de la mer et 31 mètres en dessous. Cette structure en aluminium à l’allure futuriste se décompose en 9 ponts, certains émergés, d’autres immergés. Les deux derniers forment d’ailleurs un module préssurisé grâce auquel les explorateurs bénéficient d’un accès direct sur le monde sous-marin. "Le fait que la structure soit submersible permet une double observation : à la fois au-dessus et en dessous de la surface des océans", précise Jacques Rougerie. D’ailleurs, afin de pouvoir mieux contempler les fonds marins, toute la partie immergée au vaisseau a été agrémentée de larges baies vitrées panoramiques.

1ère expédition : été 2013
A l’intérieur, le vaisseau a été aménagé pour permettre à l’équipage à la fois de travailler mais aussi de vivre. On y retrouve donc un poste de vigie, des laboratoires scientifiques, des zones de stockage pour le matériel et la nourriture ainsi que des quartiers de repos dans lesquels tout a été pensé pour offrir le meilleur confort possible aux occupants. "Les déplacements du corps n’étant pas les mêmes en mer que sur terre, il nous a fallu mettre au point un mobilier spécifique qui soit à la fois peu encombrant et extrêmement fonctionnel", raconte Jacques Rougerie.

Pour compléter le tout, le vaisseau devrait embarquer à son bord de nombreux équipements : outils scientifiques permettant aux occupants d’analyser in-situ les échantillons prélevés, systèmes de communication ultra-performants pour rester en contact avec la terre, moyens d’exploration en eau profonde : mini sous-marin, robots téléguidés, caméras sous-marines ... Bref, toute la panoplie nécessaire pour permettre aux scientifiques d’explorer le monde marin et simultanément, de le faire découvrir au grand public.

Si tout se déroule comme prévu, la construction du SeaOrbiter devrait être lancée au début de l’année 2012 et durer près d’un an et demi. La première mise à l’eau et les premiers essais en mer, quant à eux, devraient être réalisés à partir de mai 2013 et le coup d’envoi de la première mission donné dans le courant de l’été. Direction ? La Méditerranée dans un premier temps et le Gulf Stream dans un second temps...


Fiche technique :

Longueur totale : 51 mètres
Hauteur émergée : 20 mètres
Hauteur immergée : 31 mètres
Capacité : 18 personnes dont 10 vivent en pression atmosphérique et huit en saturation
Matériaux : coque en aluminium

Propulsion :

Principale : dérive dans les courants
Complément : 2 propulseurs électriques

Pour en savoir plus, cliquez sur le : www.seaorbiter.com

C. Chahi Bechkri



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