Manger la mer, Invitez la mer à votre table !

Accueil > Actualités de la mer > Quotas de pêche. Vers une nouvelle méthode de calcul

Quotas de pêche. Vers une nouvelle méthode de calcul

Dernière mise à jour le lundi 30 mai 2011

Article paru sur le site "Le Télégramme" - Jeudi 26 Mai 2011
Visualiser l’article original



Quotas de pêche. Vers une nouvelle méthode de calcul

De notre correspondante à Bruxelles.

Une fois de plus, Bruxelles veut prendre au mot les grands pays de la pêche en les obligeant à respecter leur engagement de tout faire pour stopper le déclin des ressources halieutiques. Là où des avis scientifiques sur les stocks de poissons existent, il faudra s’y tenir strictement de façon à assurer leur reproduction ou leur reconstitution à long terme, a demandé hier la commissaire à la pêche Maria Damanaki en présentant sa nouvelle « méthodologie » de calcul des autorisations des captures. Ces autorisations devront être calées sur un « taux de rendement maximum durable ». Avec les espèces pour lesquelles ce point de repère scientifique n’existe pas, il faudra « être prudent », dit la commissaire. Traduit en quotas, cela signifie une baisse de 25% des taux de capture. Telle est, au moins, la proposition présentée hier, sur laquelle la Commission « invite les citoyens à donner leur opinion ». Cette nouvelle approche de la fixation des quotas risque de faire des vagues car pour les deux tiers des stocks, la Commission ne dispose pas d’avis scientifique solide. La baisse d’un quart des quotas devrait donc s’imposer. C’est une manière pour Bruxelles d’inciter les Etats européens à faire plus d’efforts pour fournir de meilleures données scientifiques. Pour les espèces les mieux suivies, la situation reste préoccupante avec une surexploitation de 63% des stocks dans l’Atlantique, contre 13% seulement pêchés conformément à l’objectif de « rendement maximum durable ».

« Tout le monde gagne »

« Ce n’est pas la Commission et les scientifiques contre les Etats et les pêcheurs. Tout le monde gagne » à entretenir les ressources, a dit Maria Damanaki. Les surcapacités de pêche et l’état dégradé des stocks plombent la rentabilité du secteur. « 30 à 40% de la flotte n’est pas viable à long terme », assure la commissaire qui devra néanmoins convaincre les Etats membres de la pertinence de son approche quand viendra le moment de négocier les quotas 2012. Le Conseil des ministres de la pêche le 28 juin sera l’occasion d’un premier tour de piste.

Florence Autret



Suivre la vie du site RSS 2.0 | Contacts | Qui suis-je ? | Remerciements | Plan du site | SPIP