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Projet de création d’un élevage d’ormeaux : un sujet sensible - Landéda

Dernière mise à jour le mercredi 20 avril 2011

Article paru sur le site "Ouest-France" - Vendredi 15 Avril 2011
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Projet de création d’un élevage d’ormeaux : un sujet sensible - Landéda

La réunion de mercredi, sur un projet de création d’un élevage d’ormeaux par les ostréiculteurs Jean-Jacques et Sylvie Bescond a fait quelques vagues.

Confrontés à la mortalité des huîtres, ils souhaitent diversifier leur activité par un élevage d’ormeaux en pleine mer et sollicitent l’avis de la municipalité avant l’octroi, par la préfecture, d’une concession de 6,7 ha. Cette dernière serait répartie en deux zones, à proximité des îles Trévors et Gueinioc.

Emplois locaux

« Élevé en pleine mer, l’ormeau ne nécessite ni farine ni antibiotique, il est nourri tous les 15 jours par des algues locales et produit peu de déjections, ont expliqué les porteurs du projet, qui sont soutenus par Sylvain Huchette de France Haliotis. Les cages sont à 10 m de profondeur et le balisage en surface est moindre que celui des moules. À terme, en association avec France Haliotis qui en élève déjà à l’Aber Wrac’h, nous pourrions créer un centre d’expertise qui apporterait de la notoriété et des emplois locaux. »

Ces arguments n’ont pas suffi à séduire les participants ! Présent, le maire de Guissény a réaffirmé son refus de voir un élevage d’ormeaux sur ses côtes, afin de préserver les plages et parce qu’il serait préférable de diversifier l’activité sur les concessions existantes. De leur côté, les plaisanciers et planchistes craignent d’être privés de surfaces de navigation ou de pêche et s’interrogent sur l’éventuelle transmission de maladies à l’ormeau sauvage.

« Donnant-donnant »

Le maire de Landéda, bien que confiant dans le professionnalisme des époux Bescond, dit avoir sollicité le préfet pour que des contrôles soient faits sur l’ensemble des concessions de la commune. « La population est saturée par l’invasion du rivage par des parcs. Le sujet est sensible et je propose d’opter pour du donnant-donnant. Si vous obtenez la nouvelle concession, engagez-vous à restituer 6,7 ha de parcs existants ! » Et c’est sur ce point que le poisson commence à se mordre la queue !

En effet, la demande de concession permettrait de produire 6 t d’ormeaux, uniquement en cas de mortalité complète de l’huître, mais les ostréiculteurs entendent, en l’état actuel, ne commencer que par 1,5 t, ce qui exclut l’éventualité de libérer la surface totale de parcs. Une demande anticipée, tant sur la mortalité de l’huître que pour gagner du temps en démarches administratives, qui est loin d’avoir fait l’unanimité. À suivre...



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