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" Projet Naos " : des sondes intelligentes pour comprendre les océans

Dernière mise à jour le lundi 20 juin 2011

Article paru sur le site "Rfi.fr" - Jeudi 16 Juin 2011
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" Projet Naos " : des sondes intelligentes pour comprendre les océans

Par Palko Karasz

L’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer) dirige le projet Naos. Un réseau international composé de quelque 3000 flotteurs est en place depuis fin 2007 pour relever la salinité et la température des eaux...

Des recherches qui visent à mieux comprendre l’évolution du climat de la planète en passant par une bonne connaissance des océans.

Il y a dix ans c’était encore un rêve d’océanographe : aujourd’hui les flotteurs Argo observent en temps réel l’état des océans.Tous les dix jours ces sondes plongent à quelque 2000 mètres de profondeur pour y faire leurs mesures.


Fabrizio d’Ortenzio, chercheur au CNRS
Ces sondes représentent une avancée majeure : les données qui sont livrées peuvent être quasiment utilisées en temps réel.
Écouter (00:28)


Les flotteurs fournissent des données constantes et sur la durée sur la température et la salinité des océans. Ces mesures permettent d’expliquer et de prévoir l’augmentation du niveau des mers ou les variation du cycle hydrologique.

Le projet NAOS vise à maintenir ce réseau mais aussi de l’améliorer. Selon Pierre-Yves le Traon, coordinateur du projet, nous en saurons bientôt plus sur l’impact de l’océan sur le climat.


Pierre-Yves Le Traon, coordinateur du projet Naos
Les flotteurs argos sont de petits robots autonomes qui devraient permettre à long terme une observation de la température et de la biologie des océans.
Écouter (00:33)


Parmi les nouvelles données dont nous disposons d’ores et déjà concerne le niveau d’oxygène dans les eaux , un indicateur important pour les changements de l’écosystème.


Virginie Thierry, chercheuse à l’Ifremer
S’il devait ne plus y avoir d’oxygène dans l’océan il n’y aurait plus de vie !
Écouter (00:19)


Piloté par l’Ifremer, le projet NAOS va développer une nouvelle génération de flotteurs pour mesurer l’oxygène mais aussi le chlorophylle, le nitrate et le carbone.
Des mesures plus profondes y compris désormais dans les zones polaires nous aideront à mieux comprendre et à prévoir les impacts du changement climatique.


Salinité des océans

La salinité des océans est comprise à 90% entre 34 et 35 gr/l

Mais le taux varie en fonction :

- des apports en eau douce
- des précipitations
- de l’évaporation
- des saisons (mousson, saison des pluies, saison sèche)

* Les valeurs extrêmes sont atteintes dans les mers fermées qui n’échangent qu’une faible quantité d’eau avec l’océan (mer Rouge, mer Méditerranée, et mer Morte)
* Au contraire, dans les mers fermées où les apports d’eau douce par les fleuves sont plus importants que l’évaporation, la salinité est très faible (mer Baltique, mer Caspienne)


Pour en savoir plus :

Site de l’Ifremer



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