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Pollution en Loire : procès requis contre Total

Dernière mise à jour le mercredi 24 novembre 2010

Article paru sur le site "Maville.com (Saint-Nazaire)" - Vendredi 19 Novembre 2010
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Pollution en Loire : procès requis contre Total

En 2008, 500 tonnes de fuel s’étaient déversées après la rupture d’une canalisation à la raffinerie de Donges. La procureure de Saint-Nazaire a requis le renvoi de Total devant le tribunal correctionnel.

Ce n’est pas fait, mais les réquisitions de Florence Lecoq, procureure de Saint-Nazaire, ont rapproché un peu plus Total d’un nouveau procès pour pollution. On est loin de la marée noire de l’Erika, mais les rives souillées d’hydrocarbures sont dans les mémoires des habitants de l’estuaire de la Loire et des côtes du Sud-Loire.

Le 16 mars 2008, au soir du deuxième tour des élections municipales, 500 tonnes de fuel s’étaient échappées d’une canalisation percée de la raffinerie de Donges (Loire-Atlantique). Le port de Paimboeuf, situé juste en face, avait été le plus atteint. Le nettoyage avait duré plus de quatre mois et mobilisé plus de 800 personnes.

Un dossier assez simple

La procureure vient de notifier à la quinzaine de parties civiles encore dans le dossier sa demande de renvoi devant le tribunal correctionnel de la société Total raffinage marketing, qui gère la raffinerie de Donges. « Une bonne nouvelle, commentait, hier, Me Alexandre Varaut, avocat du conseil général de Vendée. C’est la suite logique de ce dossier, qui n’est ni complexe, ni contesté. »

La magistrate revient, dans ses conclusions, sur les éléments à charge qui, selon elles, nécessitent d’être jugées par le tribunal. L’instruction, appuyée par une expertise solide, pointe « le mauvais entretien des lignes d’alimentation en fuel et en eaux de la raffinerie ». Mais ce n’est pas tout. Il est reproché à Total le retard dans l’alerte des secours par la raffinerie.

C’est désormais le juge d’instruction nazairien Stéphane Lorentz qui doit rendre sa décision. Elle est attendue « sans doute avant la fin de l’année ». Il peut suivre les réquisitions et prononcer le renvoi de Total devant le tribunal. Ou ordonner un non-lieu. Une hypothèse que n’envisagent pas les associations environnementales, qui demanderont réparation des destructions de la faune et de la flore.

Du côté des collectivités, seuls le conseil régional des Pays de la Loire et le conseil général de Vendée ont maintenu leurs plaintes. Les communes touchées ont presque toutes préféré négocier avec Total une indemnisation immédiate ou de futurs travaux, en contrepartie de leur absence à un éventuel procès.

Frédéric SALLE.



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