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Plaisance. Il n’y aura pas de permis de pêche en mer

Dernière mise à jour le jeudi 7 octobre 2010

Article paru sur le site "Le Télégramme.com" - Mercredi 06 Octobre 2010
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Plaisance. Il n’y aura pas de permis de pêche en mer

Une charte pour la pêche de loisir en mer a été signée à Paris, en juillet. Paul Vinay, président pour la Bretagne de la Fédération des pêcheurs plaisanciers, pointe les avancées et les difficultés du document.

Vous avez participé à la préparation de la charte avec le ministèrede l’Écologie ?
Il a fallu forcer des portes pour être accepté aux réunions du Grenelle de l’environnement puis de la mer. La fédération des pêcheurs plaisanciers n’était pas invitée. Nous avons réussi et l’idée de la charte est sortie des débats.

Pourquoi avez-vous été oubliés ?
Peut-être parce que nous posons des questions qui peuvent gêner. Par exemple, quand nous mettons en doute des données d’Ifremer sur le bar où il est annoncé 30.000 pêcheurs de bar en loisir dans le Finistère et 5.600 tonnes pêchées en France par les plaisanciers, à la suite d’extrapolations. La seule donnée que nous pouvons admettre, c’est un équilibre entre le prélèvement des plaisanciers et des professionnels.

Quel est le premier avantage de cette charte ?
Elle met un point d’arrêt aux débats et disputes comme celles que l’on pouvait justement avoiravec Ifremer. Il y a eu un accord autour de cinq points fondamentaux. Les principes du permis de pêche et des quotas pour les plaisanciers qui étaient encore à l’ordre du jour au début des discussions ont été abandonnés.

Y aura-t-il un permis de pêche ?
Jusqu’à la fin, il y a eu des tentatives au ministère de l’Écologie pour rajouter ce permis. Pourtant, on sait qu’il ne résoudra pas le problème de la pêche plaisance qui est d’évaluer et de traiter la pression sur les stocks et de lutter contre le braconnage.

Êtes-vous contre les quotas ?
Si on nous dit qu’une ressource est en danger et qu’il faut mettre une espèce sous quota, personne n’ira contre. La réglementation doit évoluer sur les taillesminimales de capture, les périodes de repos biologique, la limitation des prises journalières pour certaines espèces en danger.

La charte prévoit-elle une déclaration obligatoire du pêcheur et un marquage de poissons pêchés ?
La déclaration du pêcheur doit être précisée et affinée. Ce n’est pas encore opérationnel. Quant au marquage d’une nageoire, c’est la mesure qui suscite le plus d’interrogations. Pour empêcher la revente du bar ou du lieu, oui, mais faudra-t-il marquer le maquereau, la vieille ? Aujourd’hui, tout le monde, y compris l’administration, connaît les braconniers. Il faut surtout renforcer les contrôles et les sanctions. Mais pour cela, il faut des moyens.

Cette charte est-elle applicable ?
Pas actuellement. Il faudra des textes officiels pour qu’elle soit opérationnelle. Ce n’est sans doute pas pour demain.

Comme à Lanildut, les frictions entre plaisanciers et professionnels continuent-elles ?

C’est une situation problématique locale qui n’est pas nouvelle. Il y a toujours eu des frictions dans la gestion de l’espace. Le sujet a été abordé au conseil de gestion du parc marin où je siège. Il n’est pas question de cantonnement à usage professionnel. Avec une bonne information et du bon sens, on peut avancer.

Propos recueillis par Ronan Larvor



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