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Plages. La laisse de mer passée à la loupe

Dernière mise à jour le lundi 29 novembre 2010

Article paru sur le site "Le Télégramme.com" - Lundi 29 Novembre 2010
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Plages. La laisse de mer passée à la loupe

Dresser un état des lieux des arthropodes (invertébrés) vivant dans la laisse de mer, tel est l’objectif du Gretia (*). Une étude est en cours du côté de Treffiagat, notamment.

Le nébrie des sables est un coléoptère. Sa présence dans la laisse de mer-algues, bois, cadavres déposés sur la plage à chaque marée-était encore signalée dans les années 1980 dans le Finistère. « On n’en a pas encore retrouvé », souligne Cyril Courtial. Ce spécialiste des invertébrés est chargé d’une étude peu banale : dresser l’état des lieux des arthropodes vivant de la laisse de mer. Une étude conduite sur les plages de Treffiagat (Finistère). Mais pas seulement.

Des espèces spécifiques

Basé à Rennes 1, le groupe d’étude des invertébrés armoricains (Gretia) sillonne les plages de Bretagne, Ploudalmézeau, la Presqu’île de Rhuys, l’île de Boede dans le golfe du Morbihan. Pour dresser un inventaire mais aussi pour tenter de « caractériser le cortège d’invertébrés ». La laisse de mer est un habitat dans lequel il existe de nombreuses espèces. Une centaine. Mais seules plusieurs dizaines (20%) « sont inféodées au milieu », note le chargé d’études. « On ne le retrouve pas dans d’autres habitats ». Même si « il n’y a jamais eu d’étude complète sur ce milieu », il y a, selon lui, peu de chances de découvrir de nouvelles espèces. En revanche, « on peut en rencontrer à l’échelle de la région ».

La diversité en jeu

« On a peu de connaissances sur ces milieux, si ce n’est qu’ils sont fortement impactés par l’activité humaine ». L’étude quantitative conduite sur les différents sites, va permettre de mesurer l’impact du ramassage de la laisse de mer sur les arthropodes. Selon que le ramassage se fasse manuellement ou mécaniquement, « ce qui est plus destructeur ». La disparition de ces invertébrés pourrait « entraîner un déséquilibre sur la décomposition de la laisse de mer », souligne Cyril Courtial. « Mais c’est plus spéculatif. On risque surtout, à terme, la disparition de ces espèces ». L’objectif est donc de sensibiliser et de pouvoir proposer des modes de gestion différents. Débutée l’année dernière, l’étude financée, notamment, par la région Bretagne dans le cadre d’un contrat nature, devrait permettre d’ici deux ans, d’en savoir un peu plus sur la laisse de mer et son écosystème. « Il n’y a pas que la puce de mer ». Faire comprendre que ces dépôts sont aussi des habitats avec tout une diversité, c’est l’enjeu de cette étude.

* Groupe d’étude des invertébrés armoricains.



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