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Pêche. Face-à-face animé à Bruxelles

Dernière mise à jour le mardi 18 octobre 2011

Article paru sur le site "Le Télégramme" - Vendredi 14 Octobre 2011
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Pêche. Face-à-face animé à Bruxelles

C’est une rencontre animée, parfois passionnée, mais très constructive qui a eu lieu mercredi au Parlement européen à Bruxelles sur le thème de la pêche.

Correspondance à Bruxelles.
« Nous devons réaliser qu’il y a de moins en mois de poissons dans l’eau. Nous avons à gérer une situation très grave », annonce d’entrée Maria Damanaki, la commissaire européenne à la pêche. « Les propositions que vous avez présentées sont vécues ici comme étant d’inspiration uniquement environnementaliste » lui répond l’eurodéputé Estelle Grelier. Pourtant, on n’en resta pas à un face-à-face entre amis des poissons et amis de pêcheurs. Les douze élus et représentants des pêcheurs, des armateurs, des ONG qui défilent à la tribune livrent une vision beaucoup plus subtile des contraintes et des risques que la réglementation font peser sur une toute une profession. « Nous ne sommes pas des hordes barbares venues ici défendre le droit de piller les océans », lance la vice-présidente de la région Bretagne Isabelle Thomas. « Partout les quotas se sont traduits par une dégradation des conditions de vie des pêcheurs », explique Alain Le Sann, président du collectif pêche et développement. « Nous devons éviter la concentration », consent Maria Damanaki. « Mais nous sommes en train d’y arriver quoiqu’il arrive. 80% des pêcheries en eaux profondes sont contrôlées par deux ou trois grandes entreprises », dit-elle.

« Obligations impossibles »

Les rendements maximaux durables, cette mesure de reconstitution de la ressource halieutique que la Commission demande d’atteindre pour les stocks de poissons connus inquiète à cause de l’échéance posée par Bruxelles. C’est « ingérable d’ici 2015 », explique le président de la Région Bretagne, Jean-Yves Le Drian. La conférence des régions maritimes périphériques, qu’il préside et qui réunit 150régions, vient de prendre position sur l’ensemble des points délicats de la future PCP. La proposition « ne tient pas compte du facteur social ». Elle « pose des obligations impossibles », insiste-t-il. Sur les avis scientifiques, l’équipement des bateaux, la limitation des rejets, les professionnels et les élus ont des arguments à faire valoir qui présagent d’un débat législatif animé.

Florence Autret



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