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PÊCHE Pas de licences en plus pour la coque

Dernière mise à jour le lundi 14 février 2011

Article paru sur le site "Courrier Picard" - Mardi 08 Février 2011
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PÊCHE Pas de licences en plus pour la coque

Les pêcheurs à pied crotellois réclament davantage de licences pour les coques, quitte à réduire leur quota. Pour les Affaires maritimes, c’est « niet ».

Des responsables des Affaires maritimes ont réuni les pêcheurs à pied crotellois, vendredi, afin de leur présenter la réglementation d’attribution des licences de pêche à pied et de leur exposer les métiers de la mer. Ils étaient nombreux dans la salle Toulouse-Lautrec et passablement remontés. Les représentants des Affaires maritimes ne parvenaient pas à leur faire admettre qu’il y a des règles et qu’il n’est pas question de faire n’importe quoi, si on veut préserver et pérenniser la profession, voire la développer, en offrant aux jeunes la polyvalence.

François Lambert, administrateur des Affaires maritime, Nathalie Fuselier ou encore Delphine Ronsin, du Comité régional de la pêche ont eu bien du mal à se faire entendre devant des pêcheurs prêts à partager leur quota pour que davantage de licences soient délivrées au Crotoy.

« À La Baule, on nous a éliminés »

Les uns proposent de baisser le quota journalier de chacun ? de 120 à 90 kg (ce qui reviendrait à rétrocéder 30 kg) à un autre pêcheur et d’accorder de nouvelles licences. « Impossible, répondent les Affaires maritimes, ce n’est pas légal ».

Il y a, en baie de Somme, 150 pêcheurs à pied licenciés et 200 viennent de l’extérieur. Pourquoi ne pas faire comme cela a été fait en Normandie et Bretagne et ne plus accepter les Bretons et les Normands sur le gisement picard ? « A La Baule, on nous a éliminés, en mettant des petits quotas », s’insurge un intervenant. Et des solutions d’être suggérées. Comme, par exemple, de « retirer 10 kg à chacun des 150 Crotellois. Cela donnerait du travail à une quinzaine de pêcheurs nouveaux. On met le quota à 40 kg et on travaille 6 mois. En 2009, on avait 90 kg et personne n’est mort de faim. »

« On a vu cette année-là, se multiplier les contrôles et les fraudes », rétorque François Lambert. « Ce n’est pas ce que nous voulons aujourd’hui. Nous voulons vous aider à trouver des solutions, mais la loi existe, on ne peut la transgresser. N’oubliez jamais que vous travaillez sur le domaine public. Vous exploitez des ressources naturelles et tout ceci ne vous appartient pas. »

Au cours de cet échange, le maire du Crotoy et conseiller général de Rue, Jean-Louis Wadoux, a affirmé vouloir aider les pêcheurs à pied, mais « surtout ne pas laisser la place aux autres. Le Groupement d’études des milieux estuariens littoraux (GEMEL : N.D.L.R.) nous aide beaucoup. Nous devons exploiter et respecter la baie. »

L’idée d’une concession de coques a été lancée par les membres de l’association des pêcheurs crotellois, mais elle ne semble pas être possible, du point de vue des Affaires maritimes. Enfin, il a été souhaité que ceux qui n’utilisent pas leur licence, pour une raison ou une autre, la rendent, afin qu’elle puisse servir à d’autres, qui sont sur la liste d’attente. Ils reprendront leur place l’année suivante.

De notre correspondante

CLAUDE CAILLY



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