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Nouvelle-Zélande : trois mois après, le cargo échoué s’est brisé

Dernière mise à jour le lundi 16 janvier 2012

Article paru sur le site "Métro France" - Dimanche 8 Janvier 2012
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Nouvelle-Zélande : trois mois après, le cargo échoué s’est brisé

Trois mois après son échouement sur un récif près de l’île du Nord, le Rena s’est brisé en deux, libérant de nouveau du fioul lourd et des centaines de conteneurs.

Battu dans la tempête par des vagues de sept mètres de haut, le Rena, ce cargo échoué il y a trois mois sur le récif de l’Astrolabe, au nord de la Nouvelle-Zélande, s’est brisé en deux, a-t-on appris le 8 janvier auprès des autorités maritimes du pays, ce qui fait craindre une nouvelle pollution au fioul lourd, dans ce sanctuaire naturel et ce paradis touristique qu’est la baie de Plenty.

De fait, ce qui restait de ce carburant particulièrement visqueux dans les soutes du porte-conteneurs a recommencé à se répandre dans la baie, sans que l’on mesure bien l’importance de la pollution encourue, a priori moindre que juste après l’échouement.

Soulignant que les services compétents, experts de la lutte contre la pollution par des hydrocarbures et de la protection de l’environnement, avaient de nouveau été mobilisés pour récupérer le fioul restant et réparer les éventuels dommages, notamment sur les plages, le responsable des opérations, Alex van Wijngaarden a déclaré qu’on ne connaissait "pas exactement la quantité de fioul qui pourrait s’échapper".

En tout état de cause, le ministre de l’Environnement Nick Smith qui après le naufrage du 5 octobre avait évoqué "la pire catastrophe écologique maritime" qu’ait connue la Nouvelle-Zélande, a estimé ce dimanche qu’il est "au pire" question de "dizaines de tonnes de fioul lourd au lieu des centaines de tonnes qui étaient susceptibles de fuir" avant les opérations de pompage.

Plus d’un millier de tonnes de fioul ont en effet été récupérées, mais quelque 350 tonnes se sont échappées, provoquant une marée noire, et entre autres calamités la pollution des plages les plus proches et la mort d’environ 1.300 oiseaux marins.

Après la rupture de la coque au beau milieu du navire, ses deux parties sont pour l’instant distantes d’une bonne vingtaine de mètres, voire de trente, a indiqué M. van Wijngaarden, le responsable des opérations.

Des quelque 880 conteneurs qui étaient encore à bord, jusqu’à 300 ont été précipités à la mer, de sorte qu’autour du récif, les autorités ont décidé d’élargir la zone interdite à la navigation afin de prévenir toute collision. Quant à savoir, quand et comment sera totalement démantelé le cargo échoué, on ne saurait dire si cette nouvelle péripétie va accélérer le mouvement ou compliquer les opérations.

Le Rena, qui appartient à l’armateur grec, Costamare Shipping Compagny, battait pavillon libérien. Son commandant philippin et son second ont été inculpés pour conduite dangereuse et déversement de substances toxiques, des chefs pour lesquels ils encourent jusqu’à deux ans de prison. Ils sont soupçonnés d’avoir navigué trop près des côtes, en connaissance de cause, pour gagner du temps.



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