Manger la mer, Invitez la mer à votre table !

Accueil > Actualités de la mer > Natura 2000 en mer. 2012 année décisive

Natura 2000 en mer. 2012 année décisive

Dernière mise à jour le mercredi 18 janvier 2012

Article paru sur le site "Le Télégramme" - Mardi 17 Janvier 2012
Visualiser l’article original



Natura 2000 en mer. 2012 année décisive

Le programme d’actions Natura 2000 en mer devrait être validé pour la fin de l’année sur trois zones, de Penmarc’h à Trévignon. Ce dispositif fera du littoral cornouaillais un site pilote pour un développement des activités marines.

Trois zones. Natura 2000 en mer est en chantier en Cornouaille sud, de la pointe de Penmarc’h à la pointe de Trévignon sur trois zones. Les secteurs de Trévignon et des Glénan, sous la direction du même chargé de mission Pascal Ragot, sont des extensions maritimes des programmes Natura 2000 validés depuis 2006 pour la partie terrestre (dunes de Trévignon et archipel des Glénan). Le secteur des Roches de Penmarc’h est une création uniquement maritime dont la coordination est assurée par Sophie Lecerf.

Trois comités de pilotage. Les comités de pilotage de Trévignon et des Glénan, présidés par Jean-Claude Sacré maire de Trégunc et Roger Le Goff maire de Fouesnant, se réunissent ensemble. Le comité de pilotage des Roches de Penmarc’h est porté par le Comité régional des pêches et présidé par le préfet maritime de l’Atlantique.

Une première. Aucun Natura 2000 en mer, procédure créée en 2008, n’a pour l’instant été mené à son terme. La validation du dispositif pour la Cornouaille sud fin 2012 serait donc une première.

Une année de chantier. L’élaboration de Natura 2000 se passe en trois temps : état des lieux, définition des objectifs de conservation et de gestion, programme d’actions sur le terrain. Cette année 2012, les études sur l’état initial des milieux devraient être bouclées pour le mois de juin. Si tout se passe bien, la validation du projet et des actions devrait être faite pour la fin 2012.

Cohérence. « Nous sommes très attachés à la cohérence du travail sur les trois zones », dit Sophie Lecerf. Dans la pratique, les deux chargés de mission se complètent. Sophie Lecerf est plus spécialisée dans la problématique pêche et Pascal Ragot, l’aspect nautisme et loisirs.

Pêche. Le premier travail pour élaborer Natura 2000 en mer a donc été de faire un diagnostic. Il manquait des informations sur la pêche professionnelle et les activités nautiques. En 2009, Sophie Lecerf a calculé que 284 navires possédant une licence de pêche étaient susceptibles de travailler sur les trois zones, soit 597marins. Il faut y rajouter une dizaine de navires venant d’autres quartiers maritimes. Pour chaque type de pêche, les outils, leur impact sur le milieu, leur champ d’action ont été cartographiés.

Activités nautiques. « L’importance des activités nautiques sur les trois zones était très mal connue, dit Pascal Ragot. J’ai travaillé à partir de survols aériens en été. J’ai cartographié l’activité nautique sur une bande côtière d’un kilomètre de large, plus les Glénan ». Il éclaire ainsi sur la fréquentation, le type et les activités des bateaux, les zones de pratique des sports nautiques, de la pêche de loisirs...

État initial. L’étude du milieu naturel sous-marin s’avère aussi très complexe. Le site des Roches de Penmarc’h couvre 45.000ha jusqu’à une profondeur de 90m. Le Muséum d’histoire naturelle et Ifremer y ont développé en parallèle à Natura 2000, des programmes de cartographie originaux des habitats et espèces sous-marines. Ici encore est testée une méthodologie nouvelle.

Concertation. Pour l’élaboration de son document d’objectifs, 71 réunions de concertation ont été animées par Pascal Ragot avec les plaisanciers, pêcheurs, centres nautiques, clubs de plongée, d’aviron, scientifiques, administrations... « Nous avons bien avancé sur Natura 2000 en mer car nous avions l’expérience du dispositif à terre sur les Glénan, à Mousterlin, Trévignon, explique Roger Le Goff. Nous travaillons avec des acteurs que nous connaissons bien, avec la volonté partagée de ne pas sanctuariser la zone mais d’assurer un développement durable. Nous avons l’habitude de travailler avec les scientifiques. Nous voulons rester le plus proche du terrain et donc notre document sera évolutif par définition ».

Ronan Larvor



Suivre la vie du site RSS 2.0 | Contacts | Qui suis-je ? | Remerciements | Plan du site | SPIP