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NKM prononce un discours pour la clôture des 7èmes éditions des assises de l’économie maritime et du Littoral

Dernière mise à jour le mardi 6 décembre 2011

Article paru sur le site "Actualité News Environnement" - Lundi 5 Décembre 2011
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NKM prononce un discours pour la clôture des 7èmes éditions des assises de l’économie maritime et du Littoral

Rendez-vous annuel de référence des acteurs politiques et économiques du monde maritime et du littoral, l’édition 2011 des assises de l’économie maritime et du Littoral, s’est déroulée du 29 au 30 novembre, sous le thème « la mer une nouvelle frontière », et a réuni plus de 1000 participants à Dunkerque.

Le programme compris notamment :

Un programme de conférences et de débats animés par les journalistes des Echos et du marin avec notamment la présence de Bruno Le Maire, Ministre de l’Agriculture, de la Pêche, de la Ruralité et de l’Aménagement du territoire, Gérard Longuet, Ministre de la Défense, Nathalie Kosciusko-Morizet, Ministre de l’Ecologie, du Développement durable, des Transports et du Logement et des principaux dirigeants de l’économie maritime.

La soirée annuelle de prestige du Cluster Maritime Français organisée par la Marine Nationale avec l’Institut Français de la Mer sur et autour de la FASM Latouche Tréville.

Un événement « étudiants de la mer », réunissant 250 étudiants des différentes disciplines maritimes, permettant aux dirigeants du secteur de rencontrer les futurs professionnels et de les sensibiliser aux enjeux et opportunités du maritime.

Ces Assises sont devenues depuis quelques années un rendez-vous incontournable pour les acteurs maritimes. « C’est le rendez-vous des décideurs maritimes, assure Marc Dumoulin, chargé de mission auprès de la direction des Relations portuaires à la CUD.

C’est la Ministre de l’écologie, Mme Nathalie Kosciusko-Morizet qui a clôturé ces assises en prononçant un discours pour le moins équivoque quant à l’avenir de la filière.

Voici ce qu’elle a déclaré : « Depuis 1662 Dunkerque est l’un des premiers ports de France. Les marins et les habitants de cette ville sont toujours courageusement allés à l’abordage des défis et des ambitions maritimes de la France. Je suis très heureuse d’être parmi vous aujourd’hui pour clôturer cette septième édition des assises de l’économie maritime. Aujourd’hui, ensemble, je souhaite que nous continuions d’écrire cette histoire, je souhaite que la grandeur du passé nourrisse l’audace de notre nouvelle politique maritime. »

Il faut savoir qu’à la suite du Grenelle de la mer et du livre bleu, la France s’est dotée d’une véritable politique maritime, ambitieuse.Une politique portée au plus haut niveau de l’Etat, par le Président de la République lui-même.

« Pour la première fois depuis très longtemps, la France regardait à nouveau vers la mer et je crois que ce processus soit désormais irréversible. C’est la grande nouveauté de ce quinquennat. En premier lieu parce-que les professionnels de la mer se sont largement mobilisés pour accompagner cette ambition, et j’en remercie en particulier le Cluster Maritime (…) Comme le Grenelle de l’environnement, le Grenelle de la mer n’est pas le fruit de décisions venues d’en haut. Il est le résultat d’un long processus de concertation, d’échanges et de maturation », note NKM dans son discours.

A la question : quel bilan peut-on faire de cette première année de mise en oeuvre ? NKM répond :

« Nous avons construit cette politique autour de 4 axes : le développement économique, la connaissance, la protection et la gouvernance. Le littoral français a souvent été frappé par des catastrophes maritimes majeures. Dans une mer de plus en plus fréquentée, il est important que l’État reste vigilant ».

Pour ce qui est de la question de savoir s’il faudrait un ministère de la mer autonome ? NKM déclare : « Je pense que l’idée d’un ministère de la mer « isolé » est précisément une très mauvaise idée. Si nous avons aujourd’hui en France un ministère de la mer capable de gagner des arbitrages interministériels et de conduire une politique ambitieuse, c’est précisément parce qu’il n’est pas seul. En l’adossant au grand ministère du développement durable en 2007, nous lui avons donné les principaux leviers d’une politique maritime intégrée. Voilà ce que nous avons fait. En langage de marin, je dirai que « nous avons fixé le cap et forcé l’allure autant que possible ».

En conclusion, NKM déclare ce qui suit :

« L’emploi maritime d’abord. Le maritime et le littoral représentent aujourd’hui 600 000 personnes. C’est un secteur transversal et diversifié (pêche, marine marchande, chantiers navals, au tourisme).

Je souhaite expliquer aux Français que la mer est aussi une filière économique importante, créatrice de richesse et d’emplois. Malgré nos efforts, malgré les journées de la mer, dont le succès grandit chaque année, ce simple fait est encore trop peu connu.

Deuxième orientation pour l’avenir. L’exploration des grands fonds marins. C’est la nouvelle frontière du XXIème siècle.

Les enseignements de la campagne que nous avons conduite fin 2010 dans les eaux de Wallis et Futuna nous ont révélé tout le potentiel de ces grands fonds, en terres rares et en métaux divers.

Les grands pays se sont engagés dans une course folle pour se partager ces grands fonds qui n’appartiennent à personne, dans les eaux internationales.

La France ne doit pas se permettre de rester en arrière. D’autant qu’elle dispose d’industriels compétents et d’une technologie adaptée. Aussi, le Premier Ministre a, lors du comité interministériel de juin dernier, décidé que la France devait se doter d’une stratégie globale d’exploration des grands fonds, dans le respect des principes du développement durable.

Je vous annonce aujourd’hui que la France déposera dans les prochains jours une demande de permis d’exploration auprès de l’autorité des grands fonds marins dans l’Atlantique. Nous prenons rang pour l’avenir et je fais confiance à Jean-Yves PERROT, président de l’Institut Français de Recherche pour l’Exploitation de la Mer (IFREMER), pour mener à bien cette exploration.

Mesdames, Messieurs,

Notre littoral et nos mers ont un grand potentiel. Aujourd’hui, la France est en avance et elle est même exemplaire sur le terrain de la politique maritime, comme sur le terrain du rassemblement des professionnels de la mer. »



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