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Lumière sur l’année des Outre-mer

Dernière mise à jour le mardi 8 février 2011

Article paru sur le site "Clicanoo" - Vendredi 04 Février 2011
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Lumière sur l’année des Outre-mer

L’Assemblée nationale a pris mercredi soir les couleurs de l’Outre-mer, jusqu’à la fin du mois, pour lancer symboliquement l’Année des Outre-mer.

L’année des Outre-mer a été lancée en grande pompe à l’Assemblée nationale, ce mercredi en début de soirée. Les douze colonnes du Palais-Bourbon donnant sur la place de la Concorde se sont illuminées aux couleurs de l’Outre-mer. Ce sera le cas chaque soir de 19 heures à 23 heures jusqu’au 28 février. L’Outre-mer étant synonyme d’environnement et de biodiversité les organisateurs ont opté pour des Led, consommant peu d’énergie. “Nous avons voulu faire sobre et élégant à l’image de l’outre-mer”, expliquait dans un discours très “com” un membre de l’agence d’événementiel Shortcut. A l’intérieur, l’Hôtel de Lassay, la résidence du président de l’Assemblée nationale, a accueilli deux ministres, parlementaires, conseillers outre-mer des institutions de la République et VIP ultramarins.

Ouvrir les yeux de la métropole

Le maître des lieux, Bernard Accoyer, a pris la parole en premier pour dire que “les territoires (les douze collectivités et la métropole), s’enrichissent mutuellement de leurs différences”. Le ministre de la Culture et de la Communication a commencé son discours par des termes qui ne plaisent pas forcément outre-mer. “L’outre-mer constitue pour les territoires métropolitains un laboratoire”, a-t-il commencé avant de se rattraper en ajoutant qu’elle est “un apport inestimable en matière culturelle”. Frédéric Mitterrand a rappelé que l’Outre-mer fait partie de ses priorités. Il s’est déplacé aux Antilles et en Guyane et compte se rendre “prochainement à La Réunion et à Mayotte, ainsi qu’en Nouvelle-Calédonie, en attendant la Polynésie et Saint-Pierre-et-Miquelon”. Il veut que l’Année des Outre-mer soit “un point de non-retour pour garantir dans la vie culturelle métropolitaine les arts et créations et les cultures de l’outre-mer”. La ministre chargée de l’Outre-mer a relevé le symbole d’organiser ce véritable lancement à l’Assemblée nationale, édifice hautement symbolique dans l’histoire des Outre-mer où fut notamment voté, le 21 mai 2001, la loi mémorielle reconnaissant la traite négrière et l’esclavage en tant que crime contre l’humanité. Marie-Luce Penchard veut que cette Année des Outre-mer “permette aux Français de métropole de s’ouvrir à de nouveaux horizons géographiques, culturels et linguistiques et aux Français des Outre-mer de se sentir bien dans la République”. En métropole, les Antilles occupent souvent une place prépondérante quand il est question d’outre-mer. C’est donc un acteur d’origine guadeloupéenne, Jacques Martial, qui a conclu la cérémonie en lisant un texte d’Aimé Césaire

David Martin (Agence de presse GHM)


- « Chacun voudra exploiter cette Année »

Que pensez-vous de ce lancement de l’Année Outre-mer ? Les ultramarins ont apporté beaucoup à la République et à la nation. Nous l’avons vu ce soir. Aimé Césaire a beaucoup été cité. Mais je pense aussi aux Réunionnais comme Leconte de Lisle, qui a été un très grand écrivain ; à Raymond Barre, qui fut pendant cinq ans Premier ministre et aux sportifs Jackson Richardson ou Daniel Narcisse. Nous sommes les lumières de la République dans les différents espaces maritimes.

Une Année des Outre-mer à 18 mois de l’élection présidentielle. C’est un hasard ? C’était une nécessité. Je suis député depuis 2002, et quelle que soit l’appartenance politique il est difficile d’être un député ultramarin parce que bien souvent il faut convaincre nos propres collègues du groupe qu’il y a urgence à aider nos populations à se développer, à aménager le territoire, à mettre en place le développement endogène. Hier, j’ai posé une question au gouvernement concernant les fortes pluies. J’ai demandé quelles étaient les mesures qu’il comptait mettre en place pour nous venir en aide. J’entendais dans mon dos des collègues de mon groupe politique dire “Ca suffit, vous n’allez pas encore demander de l’argent ?”. Ca montre que cette Année est nécessaire pour expliquer que nous sommes des Français. Cette Année se situe à un an et demi des présidentielles. C’est sûr que chacun voudra l’exploiter. Je voudrais que mes compatriotes montrent encore plus que nous ne sommes pas un peuple de pleureurs. Nous sommes un peuple debout qui travaille dans chaque région au nom de la France et de l’Europe pour assurer notre propre survie.



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