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Les thoniers français accusés de fraude

Dernière mise à jour le mercredi 23 mars 2011

Article paru sur le site "Clicanoo" - Vendredi 18 Mars 2011
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Les thoniers français accusés de fraude

Les autorités mozambicaines accusent les thoniers senneurs français, œuvrant dans sa zone économique exclusive, d’irrégularités et de fraudes en 2010. Parmi les onze navires sous pavillon tricolore concernés, deux sont particulièrement pointés du doigt comme ayant commis des infractions graves à la loi sur la pêche du Mozambique et à l’accord d’association signé entre l’Union européenne et ce pays. L’Avel Vlad, armé par la société CMB basée à Concarneau, et le Franche-Terre de la Sapmer réunionnaise, auraient notifié des prises inférieures à la réalité soit respectivement 71 et 58 tonnes. Le ministère mozambicain pourrait mettre à l’amende les deux armements voire suspendre les licences de pêche des sociétés concernées. Chez Yannick Lauri, directeur général de la Sapmer, la colère montait hier : « Personne n’a été informé. Ni l’État français, ni l’organisation de producteurs Orthongel, ni les armateurs. On a tout de même lancé une enquête interne. On n’est pas à l’abri d’une erreur ». Il veut éclaircir cette affaire même s’il trouve tout de même étrange que cette histoire fasse surface alors que la 15e session de la commission thonière de l’océan Indien (CTOI) démarre aujourd’hui au Sri Lanka. Or, les états côtiers, dont le Mozambique qui souhaite intégrer pleinement la structure internationale de gestion des pêches comptant déjà une trentaine de pays dans ses rangs, veulent peser dans le système d’allocation des futurs quotas. Maputo souscrit à la proposition indonésienne instaurant un mode de calcul mettant l’accent sur les états riverains qui pêchent très peu. Or, « celle-ci s’oppose au système prôné par l’Union européenne, essentiellement basé sur les captures historiques des dix dernières années », note un observateur français présent sur place. Ce dernier ajoute : « Le Mozambique monte également au créneau contre les DCP dérivants utilisés par les senneurs et veut préserver ses ressources halieutiques ». De là à imaginer une manœuvre entre parties affrontées à la CTOI, rien n’est moins sûr. En revanche, cet observateur s’attend à des discussions houleuses sur ces fameux quotas qui pourraient voir le jour dans l’océan Indien dès 2012 B.G.



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