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Les mytiliculteurs de la Baie travaillent 7 jours sur 7

Dernière mise à jour le lundi 22 août 2011

Article paru sur le site "Ouest-France" - Mercredi 17 Août 2011
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Les mytiliculteurs de la Baie travaillent 7 jours sur 7

La baie de Saint-Brieuc produit 4 500 tonnes de moules chaque année.Rencontre avec ceux qui la bichonnent. Un travail physique.

Reportage

Les moules sont une spécialité méconnue de la baie de Saint-Brieuc, baie davantage réputée pour ses coquilles Saint-Jacques. Et pourtant, il existe entre Hillion et Planguenoual, toute une filière qui s’active 7 jours sur 7, l’été, à fournir les restaurateurs.

Ici, environ 4 500 tonnes de moules sont récoltées chaque année, soit 10 % de la production nationale. Quatre-vingt-treize kilomètres de bouchots sont exploités par les 16 entreprises que compte la Baie. Parmi eux, l’EARL Desbois, mytiliculteurs de père en fils, depuis 20 ans à la pointe de Jospinet.

« Chez nous, la journée commence dès 5 h 30. Les moules pêchées la veille et stockées la nuit dans nos bassins sont triées et nettoyées », raconte Denis Desbois. Les machines tournent à plein régime pour retirer les déchets ou les mollusques trop petits. L’été, chez eux, cinq tonnes de moules sont expédiées quotidiennement aux grossistes et aux restaurateurs dès le lendemain de la pêche : « On arrive à peine à satisfaire la demande. » Trois saisonniers sont venus prêter main-forte à l’entreprise familiale.

Bateau amphibie

L’après-midi, torses nus et bronzage impeccable, les gaillards coupent des cordes sur lesquelles sont fixées de petites moules. Elles seront enroulées autour des pieux vierges quelques minutes plus tard. « Les naissains (les toutes petites moules) sont à peine visibles sur ces cordes, lorsqu’on les reçoit en mai », commente Denis. Trois mois plus tard, elles mesurent déjà 1 cm. Les jeunes bivalves passeront ensuite un an sur les bouchots avant d’être récoltés dès le printemps suivant.

Si à la pointe de Jospinet, l’ambiance est chaleureuse, les ouvriers travaillent d’arrache-pied pendant les semaines de grande marée. « On en profite pour s’occuper des bouchots les plus au large », explique David Desbois, l’un des trois frères. Seul à bord de son amphibie, une sorte de bateau à roues, il est chargé de la pêche des bivalves. « Il faut avoir le coup de main ! »

Avec une grue, en deux, trois manoeuvres, David récolte une trentaine de kilos de moules par pieu. Passé 16 h 30, c’est la course contre la marée. La mer remonte, il faut se dépêcher. « Ça donne un peu d’adrénaline à la fin, j’aime bien travailler comme ça », témoigne Camille, 22 ans, saisonnier depuis plusieurs années.

On peut apercevoir les mytiliculteurs au travail, chaque jour, du côté de la pointe de Jospinet, à Planguenoual. Ils vendent le kilo de moules à moins de trois euros.

Manon LE CHARPENTIER



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