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Les chalutiers perdent de 20 à 30 jours de mer, les fileyeurs s’en tirent bien

Dernière mise à jour le mercredi 22 décembre 2010

Article paru sur le site "La voix du Nord" - Vendredi 17 Décembre 2010
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Les chalutiers perdent de 20 à 30 jours de mer, les fileyeurs s’en tirent bien

Après des heures de négociations, les ministres de la Pêche de l’Union européenne se sont mis d’accord mardi soir à Bruxelles sur les quotas 2011 et sur la nécessité de diminuer l’effort de pêche (moins de jours en mer) dans certaines zones.

La Commission européenne estimait cette mesure technique indispensable, « car l’état des réserves de certaines espèces, comme le cabillaud, reste préoccupant ».

Pour les chalutiers étaplois, l’effort de pêche, calculé selon différents critères (maillage de filet...), représente une baisse des jours en mer autorisés de l’ordre de 15 % : « C’est 20 à 30 jours de mer en moins par an », estime Éric Gosselin, directeur de la coopérative maritime étaploise (CME). « Dans l’immédiat, on ne sait pas par quelle gymnastique on va compenser cette perte d’activité », poursuit-il.

La sole préservée

Pour les quotas, hormis le cabillaud qui est en baisse pour la façade Manche - Mer du Nord, comme le demandait la Commission, tous les autres connaissent une légère hausse.

Le quota de merlan augmente de 11 % en mer du Nord, de 15 % en Manche-est celui du hareng augmente de 22 % et celui de la sole de 10 % en Manche-est statu quo en Mer du Nord.

« Ce n’est pas la solution »

« Pour la sole, c’est une bonne nouvelle, reconnaît Stéphane Pinto, représentant CFDT de la cinquantaine de fileyeurs boulonnais. Pour ce qui est de l’effort de pêche, on n’est pas concerné car notre type de pêche n’est pas considéré par la Commission comme mauvais pour le renouvellement de la ressource. Nos filets (trémail) ne sont pas traînés, ce sont plutôt des engins dormants. Ce qui n’empêche pas qu’on est contre cette mesure qui affecte les chalutiers. La Commission pense régler le problème du rejet en diminuant l’effort de pêche mais ce n’est pas la solution. Enfin, pour le cabillaud, on perd du quota en Manche et en Mer du Nord comme tout le monde. Mais globalement, c’est la première fois qu’on s’estime satisfait après les négociations de fin d’année. » •

ROMAIN DOUCHIN



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