Manger la mer, Invitez la mer à votre table !

Accueil > Actualités de la mer > Le retour de la saint-jacques

Le retour de la saint-jacques

Dernière mise à jour le mardi 27 septembre 2011

Article paru sur le site "Sud-Ouest" - Jeudi 22 Septembre 2011
Visualiser l’article original



Le retour de la saint-jacques

Les marins pêcheurs charentais pourront repartir en mer et débarquer de nouveau des coquilles. Une bonne nouvelle avant les fêtes.

La tempête Xynthia, en février 2010, avait mis à mal la coquille Saint-Jacques, qui est une des principales sources de revenus des marins pêcheurs charentais. La mer, qui avait recouvert 30 000 hectares de terres agricoles, en se retirant, avait drainé des produits polluants - des engrais azotés notamment. Des prélèvements sur les saint-jacques réalisés par l’Ifremer (Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer) avaient révélé l’existence en pourcentage élevé d’une toxine amnésiaque dangereuse, car réputée pour provoquer des troubles gastriques et neurologiques graves.

La fermeture de la pêche de la coquille avait été décidée, la crainte était que la campagne d’hiver 2011 ne puisse se dérouler. Le suivi sanitaire assuré par l’Ifremer permet d’affirmer aujourd’hui que les marins pêcheurs charentais pourront repartir en mer et débarquer de nouveau des saint-jacques. Éric Renaud, le directeur de l’organisation des pêcheurs du port de la Cotinière, confirme : « Le taux de la toxine incriminée est nettement redescendu, le risque n’existe plus, l’ouverture de la campagne d’hiver sera annoncée prochainement ». Il s’agit d’une bonne nouvelle et, si l’on en croit Éric Renaud, la saint-jacques va effectuer un retour en force. « Les observations et les prélèvements d’Ifremer mettent en avant l’abondance du gisement et la grosse taille des coquilles », explique le directeur de l’organisation des pêcheurs.

Bordeaux client important

La pêche de la saint-jacques est classée : la campagne d’hiver a lieu du 1er octobre à la fin de l’année, deux jours par semaine ; seuls les bateaux de moins de 12 mètres sont autorisés à aller en mer, les gisements de coquilles se trouvent dans le pertuis de l’île de Ré (le pertuis Breton) et dans le pertuis de l’île d’Oléron (le pertuis d’Antioche). La demande de saint- jacques est importante avant les fêtes, aussi il semble acquis que, face à l’abondance pointée de la ressource, la pêche, cette année, bénéficiera d’un jour supplémentaire, trois par semaine au lieu de deux. Éric Renaud est optimiste : le port de la Cotinière, dont le tonnage de coquilles à l’année est de 200 à 300 tonnes, battra des records et la saint-jacques trouvera preneur. « Nous ne sommes plus dans un marché local, aujourd’hui la moitié de notre production est vendue auprès des grossistes bordelais et des mareyeurs d’Arcachon », précise-t-il.

La restauration gastronomique, pendant la période des fêtes, recherche les grosses coquilles coraillées (« les chefs aiment les beaux calibres »), Bordeaux et la région bordelaise, ici aussi, sont des clients majeurs.

Maigre et merlu abondent

La poissonnerie du magasin Auchan-Lac, à Bordeaux, sera un client important. Le partenariat mis en place avec le port de la Cotinière est efficace et satisfait le consommateur qui profite de la qualité de l’approvisionnement et de l’attractivité des prix. Ce sera vrai demain pour la saint-jacques, c’est vrai actuellement pour le gros merlu et le maigre qui, selon les arrivages, est vendu 3,99 € le kilo (le merlu) et 5,99 € le kilo (le maigre). « Nous n’avons jamais vu à la Cotinière autant de merlus et de maigres », commente Éric Renaud qui dit également « qu’on assiste à un retour en force de la sole dans le golfe de Gascogne ».



Suivre la vie du site RSS 2.0 | Contacts | Qui suis-je ? | Remerciements | Plan du site | SPIP