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Le parc naturel marin dans sa phase finale

Dernière mise à jour le mercredi 28 décembre 2011

Article paru sur le site "Sud-Ouest" - Samedi 24 Décembre 2011
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Le parc naturel marin dans sa phase finale

En début d’année, l’État devrait annoncer la création du parc naturel marin sur l’estuaire de la Gironde et les pertuis charentais. Une mission débutée en 2009.

L’enquête publique concernant le projet de parc naturel marin sur l’estuaire de la Gironde et les pertuis charentais est terminée. Elle s’est déroulée durant l’été, entre le 22 août et le 22 septembre. Le dossier est maintenant entre les mains des préfets qui ont suivi toute la procédure, pour ensuite être expédié au ministère de l’Environnement, si ce n’est déjà fait. Au total, 117 communes ont été consultées. Selon l’Agence des aires marines protégées, qui a accompagné toute la procédure, la création de ce parc marin, une mission lancée en mars 2009 par l’État, pourrait intervenir dans le courant du premier trimestre 2012.

Un vaste périmètre

Ce nouveau parc marin, le troisième en France, a une surface imposante. À ce jour, c’est le plus grand de la métropole. Il couvre 6 500 km2 pour 700 km de côtes. « Au nord, la limite intègre l’ensemble du pertuis breton et s’appuie sur la rive droite du Payré à son embouchure. »

Plus au sud, sur le secteur concernant le Médoc, la limite du parc « se situe à la pointe de la Négade sur la commune de Soulac-sur-Mer, ce qui permet d’inclure l’ouvert et le panache de la Gironde ».

Le document de présentation du parc précise aussi que, le long de la côte, « la limite retenue est celle du domaine public maritime naturel ». Dans l’estuaire de la Gironde, le parc descend jusqu’à la salure des eaux, au niveau du bec d’Ambès.

Un premier projet discuté

En mai dernier, un premier projet du parc marin, qui avait été présenté à l’ensemble des parties prenantes (pêcheurs, usagers de la plaisance et du nautisme, élus locaux, etc.), n’avait pas suscité l’adhésion au sein du comité de concertation chargé d’accompagner le dossier. Fin juin, une nouvelle épreuve a finalement obtenu l’aval des intervenants. C’est sur la composition du conseil de gestion et les orientations du futur parc que les discussions s’étaient cristallisées. Sur ce dernier point, les professionnels de la mer ont demandé à obtenir une orientation de gestion davantage dédiée à la pêche et à la conchyliculture.

Toutefois, les orientations générales correspondent à trois grands principes que l’on retrouve pour tous les parcs marins. « La connaissance du milieu marin, la protection du patrimoine naturel et le développement durable des activités marines. » Dans le cas de l’estuaire de la Gironde et des pertuis charentais, une orientation spécifique sur l’amélioration de la connaissance scientifique a été retenue.

Sur ce vaste périmètre, il y a un manque de connaissance entre les interactions qui peuvent exister entre les pertuis et l’estuaire de la Gironde, puis la migration d’espèces. Enfin, sur le lien terre-mer et la qualité de l’eau qui dépend de ce qui arrive des bassins-versants, le parc marin dispose aussi d’un avis sur toute activité qui pourrait avoir un impact notable sur le milieu marin. C’est-à-dire sur les activités qui se déroulent à terre.

Le parc et le développement

Selon l’Agence des aires marines protégées, le développement des activités économiques n’est pas incompatible avec le parc marin. La question est d’autant plus sensible dans le Médoc que la commune du Verdon dispose d’un avant-port industriel sur lequel de nouveaux projets sont envisagés.

Dans les faits, c’est à l’usage que les acteurs locaux pourront vérifier le véritable impact d’un parc marin sur les activités littorales du territoire. Un premier exemple permet de se faire une opinion. Dans le parc marin d’Iroise, le projet d’extension d’une porcherie a été annulé. L’exploitation donnait sur la baie de Douarnenez. Le dossier avait été soumis au conseil de gestion du parc marin, qui a donné un avis défavorable. Les services de l’État ont suivi l’avis du parc.



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