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Le parc naturel marin : cinq questions pour mieux comprendre

Dernière mise à jour le mardi 25 janvier 2011

Article paru sur le site "La Voix du Nord" - Mercredi 19 Janvier 2011
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Le parc naturel marin : cinq questions pour mieux comprendre

Lundi à Étaples, 250 personnes ont assisté à la réunion en vue de créer un parc naturel marin. Après le lancement du projetil y a un an, les trois préfets (Pas-de-Calais, Picardie et maritime) ont écouté le fruit des réflexions des groupes de travail. Désormais on entre dans la phase finale. PAR VALÉRY DUHAUT

montreuil@lavoixdunord.fr

Pourquoi un parc naturel marin ?- C’est une question écologique. « La biodiversité des estuaires de la Canche, de l’Authie et de la Somme est très riche. C’est le garde-manger de la Manche, explique Marie-Dominique Monbrun, chef de la mission d’études.

Mais les usagers sont de plus en plus nombreux, et de plus en plus multiples. On sentait une vraie menace pour ces zones », poursuit-elle. L’objectif est de mettre un cadre à ces activités, sans toutefois les interdire, de manière à assurer le maintien des espèces en place.

Qu’est-ce qui va changer ?- D’abord les responsables. « Ces domaines jusqu’ici gérés par l’État le seront bientôt en majorité par les usagers. La gouvernance sera le reflet de la diversité des acteurs », résumait Pierre de Bousquet de Florian, préfet du Pas-de-Calais.

Ce qui change aussi, ce sont les règles. Les « utilisateurs » (pêcheurs, industriels, défenseurs de l’environnement...) sont en train de se mettre d’accord sur des critères, qui permettent de maintenir leur activité tout en préservant l’écosystème des sites.

Qu’est-ce qu’on a fait depuis un an ?- En 2010, en début d’année, les préfets du Pas-de-Calais, de Picardie et maritime étaient déjà venus à Étaples afin de lancer le projet. Lors des douze mois qui se sont écoulés depuis, les cinq groupes de travail créés à cette époque ont planché. « Il y a eu trente réunions en un an. Pas moins de 130 structures se sont exprimées, explique Michel Delpuech, préfet de Picardie.

Cela a créé des discussions entre les catégories d’usagers. Il y a des dissensus, mais quand même pas mal de consensus ».

Qui sera aux commandes ?- La composition du conseil de gestion peut varier si le périmètre de base évolue. Ceci dit, la première hypothèse s’appuyait sur une structure de 61 personnes, où les usagers seraient répartis comme suit : services de l’État, 8 collectivités territoriales, 10 organisations professionnelles, 17 associations de loisirs, 10, défenseurs de l’environnement, 4, organisme de gestion d’une aire marine, 2 personnalités qualifiées, 8 parcs naturels régionaux, 2.

Où en est-on aujourd’hui ?- Le préfet du Pas-de-Calais va, dans un premier temps, s’attacher à remonter les conclusions que les groupes de travail ont présentées lundi. Ensuite, il faudra définir un périmètre qui pourrait être un peu plus large que celui englobant les trois estuaires. Cet été, l’enquête publique sera présentée. « Ce qui permettra à la population et même aux estivants de faire leurs remarque s », glisse le préfet du Pas-de-Calais. Le parc naturel marin pourrait voir le jour à la fin de l’année.



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