Manger la mer, Invitez la mer à votre table !

Accueil > Actualités de la mer > Le musée prend la mer

Le musée prend la mer

Dernière mise à jour le jeudi 11 août 2011

Article paru sur le site "Sud-Ouest" - Mercredi 10 Août 2011
Visualiser l’article original



Le musée prend la mer

Porté par le promoteur Norbert Fradin, le projet de musée de la marine n’est pas abandonné. Bien au contraire !

On ne parle plus du musée de la mer et de la marine de Bordeaux. Le projet aurait-il fait naufrage avant même d’avoir pris la mer ? « Bien sûr que non ! », répond Norbert Fradin, le promoteur immobilier bordelais, porteur du bébé.

« Certes, des choses ont pris un peu plus de temps que prévu, dit-il, mais d’autres, parallèlement, ont progressé très vite. Le comité scientifique va se mettre en place à la rentrée, les architectes sont sur le point d’être désignés, le permis de construire sera déposé avant la fin de l’année. Le musée ouvrira ses portes en 2013, 2014 au plus tard. »

Une maison d’accueil sur l’eau

Le premier acte visible du lancement de la création du musée sera cette fin d’année, à Bacalan, l’arrivée de la « maison sur l’eau ». Cette maison flottante a été imaginée par Norbert Fradin pour abriter les bureaux provisoires du musée et les salles de réunions nécessaires dont celle du comité scientifique qui va plancher sur le contenu du site. En ce lieu, seront aussi exposés les plans d’architectes, les maquettes que tout le monde pourra venir consulter.

Le plateau d’accueil de cette maison flottante a déjà été construit. Il est visible au bassin à flots. Une sorte de barge rectangulaire, toute plate et sans bords, de quelque 150 mètres carrés. Sur ce plateau sera construite la fameuse maison. Avec des matériaux nobles, du bois principalement.

Les membres du comité scientifique chargés du contenu du musée viendront très vite y travailler. Des personnalités réputées régionalement ou nationalement. Comme Anne-Marie Cocula, historienne bordelaise ou Jean Duprat, chercheur au CNRS.

Un rêve d’enfant

Penser que Norbert Fradin est capable de jeter l’éponge est mal le connaître. C’est un homme passionné et obstiné. Il se bat pour tout ce qu’il aime. Il a sauvé le château de Villebois-Lavalette, redonné vie au château du « Prince Noir » à Lormont et se prépare à faire de même au château de Villandraut.

Ce projet de musée est différent mais il le porte avec autant de volonté et d’enthousiasme. « C’est comme si je bouclais la boucle, je concrétise un rêve d’enfant, répète-t-il. J’ai été bercé par la mer. Les bateaux font partie de ma vie, de mon décor. Depuis tout petit, j’accumule des pièces de trésors. »

Ses anciens bureaux quais des Chartrons en témoignent. Des maquettes de bateaux, des tableaux, des pièces « marines ». Partout ! Accrochés aux murs, sur les meubles, par terre… jusque dans la cage d’escaliers et les couloirs où, si cela continue, on ne pourra plus passer. Et ce n’est que la partie visible de l’iceberg. « J’en ai ailleurs », confesse l’intéressé. Norbert Fradin profite de la rénovation du quartier des bassins à flots pour lancer son idée de musée. Promoteur immobilier, il est impliqué dans la vaste opération de rénovation supervisée par l’architecte et urbaniste Nicolas Michelin. Pour sa part, il intervient sur un hectare et demi, un espace délimité par la rue Delbos et la rue des Etrangers.

Logements… et musée

Ici, il construira 350 logements. Juste devant, en bordure du bassin à flots numéro 1, près des cales sèches (formes de raboub), il propose de construire un ensemble musée-restaurants-commerces-services de 10 000 à 12 000 mètres carrés tout axé sur la mer et la marine. Exactement à mi-chemin entre la base sous marine et le futur Centre culturel et touristique du vin.

« J’ai l’accord du Port de Bordeaux, propriétaire du terrain », précise le promoteur. Il dit avoir aussi décroché tous les feux verts indispensables pour progresser sans embûches. Comme celui d’Alain Juppé, maire de Bordeaux - « Je l’ai rencontré. Il soutient à fond l’initiative » - ou encore celui de la Drac - « C’est un projet culturel, elle va m’aider ».

Des accords d’autant plus faciles à obtenir que le promoteur ne réclame aucune subvention. Le musée faisant partie d’un ensemble, les dépenses doivent être épongées par la vente ou la location des structures annexes. Coût des investissements ? « Tant que nous ne savons pas précisément ce que nous allons faire sur le plan architectural, je ne peux pas donner de chiffres », répond le promoteur.

Le ou les architectes seront désignés à la rentrée. De grandes pointures à qui il sera demandé une démarche particulière. « Quelque chose de sobre mais de très original. Mon désir est de voir des architectes et des artistes travailler ensemble pour que le bâtiment illustre à la fois la vie de cet endroit unique à Bordeaux, l’art contemporain et la culture. »

Des innovations

Pour l’intérieur du musée, Norbert Fradin a aussi plein idées. « Pas question évidemment de créer un musée à l’ancienne. » Grâce aux nouvelles techniques, ce sera un musée vivant et en continuel mouvement avec des présentations et animations très ludiques, spectaculaires et surprenantes. Comme des grands retours dans le temps pour revivre et mieux comprendre le passé ou des plongeons au fond des mers pour retrouver des épaves de bateaux qui ont marqué l’histoire du port de Bordeaux.

Pour cela, Norbert Fradin fera appel à des professionnels et scénographes qui ont fait des merveilles en France ou ailleurs. À titre d’exemple, Philippe Vidal à qui l’on doit la toute nouvelle cité de l’océan de Biarritz…

De tout cela, cependant, le promoteur ne parle pas trop encore. Il le révélera lorsque le projet sera totalement ficelé et ses acteurs officiellement désignés.



Suivre la vie du site RSS 2.0 | Contacts | Qui suis-je ? | Remerciements | Plan du site | SPIP