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Le monde se penche sur les menaces contre la biodiversité

Dernière mise à jour le jeudi 23 septembre 2010

Article paru sur le site "News Yahoo.com" - Mercredi 22 Septembre 2010
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Le monde se penche sur les menaces contre la biodiversité

Les pays du monde entier vont se pencher à nouveau sur les menaces contre la biodiversité avec l’objectif, jugé inaccessible par de nombreux experts, de mettre fin à l’extinction des espèces animales et végétales d’ici 2020.

Cette réflexion sera menée le 22 septembre au siège des Nations unies à New York. Le monde n’est déjà pas parvenu à respecter un objectif fixé en 2002 d’une "baisse significative" des extinctions d’espèces d’ici 2010.

"Les pertes en matière de biodiversité s’accélèrent", relève ainsi Anne Larigauderie, directrice exécutive de Diversitas, organisation basée à Paris regroupant des spécialistes mondiaux de la biodiversité. Diversitas juge que l’objectif inscrit dans un projet de document de l’Onu est inaccessible d’ici 2020.

Des progrès ont pourtant été effectués depuis 2002, notamment en matière d’extension des zones naturelles protégées.

Des études de l’Onu montrent toutefois que les taux d’extinction actuels sont un millier de fois supérieurs à ceux déduits des fossiles, ce qui représente la plus grave menace depuis la disparition des dinosaures il y a 65 millions d’années.

Pour Anne Larigauderie, les experts scientifiques ont été largement tenus à l’écart de la définition des nouveaux objectifs.

POINT DE NON-RETOUR

Dans un projet de document stratégique pour 2020 censé être adopté en octobre au Japon, l’Onu réclame une "action efficace et urgente", soit pour "mettre fin aux pertes en matière de biodiversité d’ici 2020" soit pour "progresser vers la fin des pertes en matière de biodiversité" sans date butoir.

"Notre objectif doit être de mettre fin aux pertes en matière de biodiversité", souligne Achim Steiner, directeur exécutif du Programme des Nations unies pour l’environnement.

"Pouvons-nous d’ores et déjà nous mettre d’accord sur des objectifs et un calendrier nous amenant vers cet objectif en une décennie ? Ce sera une tâche immense", explique-t-il à Reuters.

Au-delà de l’objectif général pour 2020, le projet de document de l’Onu fixe des buts plus précis, comme la possibilité de "mettre fin à la surexploitation des ressources halieutiques" ou une "réduction de moitié" de la déforestation d’ici 2020.

La croissance de la population humaine, le développement des villes, la pollution ou le changement climatique sont autant de facteurs qui compliquent la préservation de la biodiversité, nécessaire au maintien de la chaîne alimentaire, de la pollinisation ou encore des récifs coralliens où se développent de nombreuses espèces de poissons.

Pour Greenpeace, le monde doit se fixer les objectifs les plus stricts possibles pour 2020.

"Nous sommes favorables à la fin des pertes en matière de biodiversité d’ici 2020", dit Nathalie Rey, membre de l’organisation écologiste. "Nous sommes à la croisée des chemins, près du point de non-retour. Il faut rester ambitieux."

Une étude de l’Onu, publiée cette année, prévient que le monde risque de parvenir à des points de basculement définitif en matière d’assèchement de la forêt amazonienne ou d’acidification des mers en raison du changement climatique.

Bertrand Boucey pour le service français, édité par Gilles Trequesser



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