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Langoustine, anchois et lingue au menu de Keroman

Dernière mise à jour le mercredi 12 janvier 2011

Article paru sur le site "Ouest-France" - Mardi 11 Janvier 2011
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Langoustine, anchois et lingue au menu de Keroman

Des tonnages en augmentation et des prix qui ont tenu la marée. C’est le bilan du port de pêche en 2010. La meilleure année depuis 2005.

Analyse
4 000 tonnes de plus !

26 038 tonnes de poisson ont été soumises aux redevances portuaires en 2010. Ce sont 4 000 tonnes de plus qu’en 2009. Keroman conserve le deuxième rang national, derrière Boulogne-sur-Mer. L’augmentation du tonnage est due à la réouverture de la pêche de l’anchois, l’abondance de la langoustine, davantage de lotte et le retour marqué des bateaux espagnols.

Côtiers, grands fonds, imports

Pêche côtière : 5 000 tonnes, soit 300 tonnes de plus qu’en 2009. À moins de bateaux, les côtiers ont pêché plus, essentiellement de la langoustine. Preuve, disent les professionnels, de la bonne gestion de la ressource.

Pêche au large : 10 200 tonnes, stable. Malgré des arrêts techniques de certains bateaux, les navires de la Scapêche ont bien travaillé. En particulier sur la lotte.

Importations par la cellule commerciale du port : 5 500 tonnes, soit 600 tonnes de plus qu’en 2009. Le poisson est acheté auprès de bateaux britanniques, rapatrié par camions à Keroman et vendu à la criée.

Apports dits extérieurs : 5 300 tonnes, soit près de 3 000 tonnes de plus qu’en 2009. Deux raisons : un, les bateaux espagnols qui débarquent leur julienne à Lorient, assez proche des lieux de pêche, ont été plus nombreux à fréquenter le port ; deux, les chalutiers de La Turballe et de Saint-Gilles-Croix-de-Vie ont choisi Keroman pour livrer leur anchois, par centaines de tonnes.

9,6 millions d’euros en prime !

Les 26 000 tonnes ont généré un chiffre d’affaires de 71,82 millions d’euros. Ce sont 9,6 millions de plus qu’en 2009. Là encore le meilleur score depuis 2005. Ce qui donne un prix moyen du kilo de poisson, toutes espèces confondues, de 2,76 €. Il était de 2,82 € en 2009 et plus proche encore de 3 € les années précédentes. Cette baisse s’explique simplement par les apports massifs d’anchois vendu autour 1,50 € le kilo. Ce qui a pour effet d’atténuer les deux prix moyens les plus forts : langoustine (9,74 €) et lotte (5,22 €).

Les dix principaux poissons

En tonnage : julienne (2 783 tonnes), merlu (2 054 tonnes), lieu noir (2 022 tonnes), lotte (1 589 tonnes), lingue bleue ou élingue (1 451 tonnes), grenadier (1 257 tonnes), sabre (1 256 tonnes), langoustine (985 tonnes), églefin (782 tonnes), merlan (521 tonnes).

En valeur (enchères criée) : langoustine (9,6 millions d’euros), lotte (8,29 millions d’euros), julienne (6,09 millions d’euros), sabre (4,66 millions d’euros), merlu (4,29 millions d’euros), lieu noir (3,43 millions d’euros), lingue bleue ou élingue (3,27 millions d’euros), grenadier (2,33 millions d’euros), églefin (1,05 million d’euros), merlan (1,04 million d’euros).

Le bilan, « satisfaisant »

Ces bons résultats sont « la preuve de la capacité du port de pêche à absorber davantage de poisson sans que les prix ne s’écroulent. C’est satisfaisant », se félicite Maurice Benoish, président de la société d’économie mixte, Sem Lorient Keroman, concessionnaire du port de pêche. « Tout cela est bon pour la place commerciale », commente-t-il. La gestion du port a été confiée par contrat à la Compagnie d’exploitation des ports, filiale de Veolia. La Cep emploie 80 personnes et fait appel à dix dockers.

Charles JOSSE



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