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La pêche profonde échappe à son interdiction

Dernière mise à jour le lundi 20 septembre 2010

Article paru sur le site "Ouest-France.fr" - Vendredi 17 Septembre 2010
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La pêche profonde échappe à son interdiction

La mission Boënnec est favorable à la poursuite de l’activité, sous réserve de bonne conduite. Soulagement des pêcheurs, colères des écologistes.

La mission « Pêches profondes » présidée par le député UMP de Loire-Atlantique, Philippe Boënnec, n’a pas été de tout repos. Depuis novembre 2009, il a fallu pas moins de seize réunions, souvent houleuses, avant qu’un avis puisse être émis.

Trois scénarios étaient envisagés : le premier prévoyait l’arrêt des pêches profondes, le deuxième proposait le statu quo et le troisième envisageait la révision et l’amélioration du cadre existant. « À l’issue des travaux, les différents collèges de la mission (à l’exception du collège des ONG, favorable au premier scénario) se sont prononcés en faveur de la troisième option », indique l’élu UMP.

Améliorer les pratiques

L’interdiction, tant redoutée par les pêcheurs, n’a pas été retenue. Le soulagement des uns est égal à la fureur des autres. Les associations écologistes (WWF, Greenpeace, Bloom, Fondation Nicolas Hulot) parlaient d’entrée de jeu « d’imposture et de destruction des écosystèmes profonds ».

Une contre-expertise du rapport de la mission Boënnec aurait été réclamée. « Le scénario retenu propose de mettre en pratique l’approche écosystémique en essayant de concilier conservation et exploitation. Il implique le développement des connaissances scientifiques et la formation des marins. Il préconise aussi l’amélioration significative des pratiques pour réduire les impacts », détaille Philippe Boënnec. Par ailleurs, les zones de captures (Atlantique nord-est et mers australes) ne pourront être élargies, sauf accord préalable des scientifiques.

La parole est désormais au gouvernement. On peut imaginer que l’avis de la mission lui servira de base pour les discussions concernant la révision du règlement communautaire d’accès à la pêche profonde début 2011. En France, cette pêche concerne 17 chalutiers de 40 à 50 mètres et une vingtaine de 30 à 50 mètres. Ils capturent chaque année 34 000 tonnes, dont 19 000 tonnes de poissons de grands fonds (grenadiers ou sabres noirs...) jusqu’à 1 500 mètres. Concarneau, Lorient et Boulogne-sur-Mer sont les ports le plus concernés par cette activité qui emploie 900 marins et 140 salariés à terre.

Jean-Pierre BUISSON



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