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La Côte d’Azur mise sur des "bulletins météo méduses" à l’horizon 2012

Dernière mise à jour le mercredi 16 mars 2011

Article paru sur le site "Msn Actualités" - Lundi 14 Mars 2011
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La Côte d’Azur mise sur des "bulletins météo méduses" à l’horizon 2012

Une étude scientifique pilote devrait déboucher à l’été 2012 sur un système d’alertes sur les échouages de méduses, qui serait une première mondiale, a annoncé lundi l’Observatoire océanologique de Villefranche-sur-Mer.

Cet observatoire, niché en bord de mer dans un ancien bâtiment de galériens, travaille tout particulièrement sur la Pelagia noctiluca, une méduse aux filaments urticants qui a envahi les côtes du littoral azuréen depuis plusieurs années.

"Ces méduses, naturellement au large des côtes à environ 400 mètres de profondeur, remontent à la surface la nuit", explique Martina Ferraris, une jeune chercheuse italienne, qui leur consacre un doctorat.

"L’objectif, c’est de prévoir l’arrivée des méduses sur les plages", où elles sont poussées par les courants, explique-t-elle.

Le programme scientifique qui vient d’être financé à hauteur de 66.000 euros par le département des Alpes-Maritimes, étudie tout le cycle vital des méduses et leur distribution le long du littoral.

"Nous avons quasiment résolu le problème de reproduction, il faut encore étudier l’alimentation des méduses" (le plancton), précise Gabriel Gorsky, directeur de l’Observatoire.

Les chercheurs pourront désormais multiplier les sorties en mer. Et des engins téléguidés, installés au large sur des bouées ou des filets de pêcheurs, seront munis de systèmes d’imagerie pour détecter les méduses.

Dès cet été, "cinq ou six robots" commenceront leur travail, selon M. Gorsky, qui aimerait que "chaque plage ait un petit robot".

Il faudra ensuite croiser ces résultats avec des données d’autres chercheurs régionaux sur les courants marins ou la température de l’eau, des paramètres météorologiques et physiques, des images satellitaires.

"Nous voyons d’année en année le développement des méduses sur nos côtes. Cela peut devenir un problème économique et touristique", juge Eric Ciotti, président du Conseil général.

"Nous finançons un programme de recherche. Pour mieux prévenir, il faut d’abord connaître", note-t-il. "Nous aurons pour l’été 2012 un outil de prévention à 48h qui nous permettra de prévoir les mouvements des bancs de méduses", estime l’élu.

Parallèlement, certaines communes pourront décider d’installer des filets bloquant l’arrivée de méduses, comme cela se fait à Cannes. Mais c’est "un dispositif lourd", prévient M. Ciotti.



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