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L’arctique subit plus rapidement les changements climatiques

Dernière mise à jour le jeudi 4 novembre 2010

Article paru sur le site "actualites-news-environnement.com" - Mardi 02 Novembre 2010
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L’arctique subit plus rapidement les changements climatiques

Par Jean-Charles BATENBAUM

Selon un tout nouveau rapport du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), publié mercredi dernier dans le cadre du sommet de Nagoya sur la biodiversité, l’Arctique est en train de connaître l’un des changements environnementaux les plus rapides du monde.

Les experts se disent très inquiets de ces conclusions. « Nous sommes témoins de changements sans précédent en Arctique, qui vont avoir d’importantes conséquences non seulement pour le région elle-même, mais pour le reste du monde », a déclaré à cet effet le Directeur exécutif du PNUE, Achim Steiner.

En effet, selon le rapport, des centaines d’espèces d’oiseaux migrateurs survolent chaque année l’Arctique qui constitue une étape importante du cycle migratoire. Le réchauffement climatique met en danger cette biodiversité notamment par la fonte des glaces qui constitue un véritable danger pour l’ours polaire.

Intitulé « Protéger la biodiversité de l’Arctique : forces et limites des accords environnementaux », ce nouveau rapport met en exergue plusieurs mesures en vue de sauvegarder la région.

L’Arctique est constitué principalement d’un océan gelé (banquise) entouré de terres très froides (toundra). Des hommes et de nombreuses espèces animales y vivent, comme : l’ours polaire, le renard polaire, le renne (ou caribou), le bœuf musqué, le lièvre arctique, le lemming, le hibou grand-duc arctique (Bubo virginianus subarcticus), le harfang des neiges.

La région arctique est unique par sa nature. Les cultures locales et les peuples indigènes (Inuit, Lapons, Samoyèdes, ...) se sont adaptés au froid et des conditions extrêmes (végétation rare ou absente, nuit polaire, ...). Elle occupe une position clé dans l’équilibre physique, chimique et biologique de la planète. Elle est très sensible aux changements climatiques par l’évolution des courants marins ou de la température, et ses réactions se répercutent largement sur l’état global de l’environnement : cette région est considérée par les chercheurs comme le premier indicateur des modifications futures du climat.

Pour un développement positif de la région arctique, une estimation des impacts environnementaux est nécessaire, et plus spécialement les impacts sociaux. Les données scientifiques sont encore insuffisantes et ne permettent pas d’établir une estimation précise.

Il est important de développer un dialogue entre les nouveaux acteurs de la région, le monde des affaires et la population locale afin d’améliorer la compréhension mutuelle et les besoins de développement souvent conflictuels. Pour cela, il faut faciliter l’accès à l’information aux habitants locaux, mettre en place un planning participatif efficace et utiliser au mieux ses résultats.

Selon le rapport, la protection de l’Arctique nécessite « un renforcement des investissements de cogestion » et la mise en place d’une « approche globale de coordination ». Le PNUE plaide également en faveur de l’extension des zones protégées spécifiquement « des zones côtières et de l’environnement marin ».

Par ailleurs, les experts soulignent aussi le besoin du Conseil de l’Arctique de renforcer ses instruments de régulation. Le Conseil est un organe intergouvernemental composé de huit pays membres : le Canada, le Danemark, la Finlande, l’Islande, la Norvège, la Fédération de Russie, la Suède et les Etats-Unis. L’organe est également ouvert à la société civile notamment aux organisations de défense des peuples autochtones, peut on lire dans un communiqué de presse.

Le PNUE plaide aussi pour l’introduction au sein du Conseil de nouveaux membres qui n’ont pas de frontière avec l’Arctique mais qui peuvent contribuer à protéger les espèces migratoires transitant par la région.

Pour les experts du PNUE, les défis que pose la conservation de la biodiversité sont aussi une opportunité pour « renforcer la coopération entre les pays » et pour « réformer la gouvernance environnementale ».



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