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Hydrolienne. Premier bilan après trois mois d’immersion

Dernière mise à jour le jeudi 26 janvier 2012

Article paru sur le site "Le Télégramme" - Samedi 21 Janvier 2012
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Hydrolienne. Premier bilan après trois mois d’immersion

Essai concluant pour l’hydrolienne testée au large de Paimpo depuis trois mois. Laturbine a parfaitement fonctionné dans le courant et dans les deux sens. Reste à lancer la construction des trois autres et à raccorder le site de production.

Après avoir été immergée trois mois au large de Paimpol, l’hydrolienne imaginée par EDF, DCNS et OpenHydro est revenue à Brest, jeudi, pour un premier contrôle et le débriefing des mesures enregistrées par les capteurs. C’est la plus imposante hydrolienne jamais testée à travers le monde. Avec sa turbine de 16m de diamètre (70t) et son socle de 850t, pour la maintenir à la verticale dans le courant, la réalisation franco-irlandaise ne passe pas inaperçue. À peine une fine pellicule brunâtre sur certains éléments. La flore marine n’a pas eu le temps de coloniser l’équipement composé d’éléments en composite et de diverses pièces métalliques. Prévue pour rester immergée pendant quatre années, avant d’être relevée pour maintenance et carénage, la question sera à approfondir durant le printemps et la saison estivale. « Un des enjeux de cette installation est de pouvoir fonctionner pendant quatre années au fond de l’eau, sans intervention humaine », explique Vincent Denby-Wilkes, délégué régional pour EDF. Dans ces zones balayées par les courants, l’intervention de plongeurs s’avère délicate et présente des risques pour eux ainsi que pour l’équipement.

Délicat relevage

Le premier relevage devant Paimpol s’est passé sans difficulté. Profitant du beau temps sur zone, le remorqueur et la barge spécifique se sont positionnés à la parfaite verticale de l’hydrolienne qui a été saisie à la manière d’un conteneur. La remontée des 35m s’est déroulée sans accroc. Le transit vers Brest a occasionné la casse et l’arrachement de quelques panneaux en composite, sans conséquences sur la turbine. Ces premières semaines d’immersion ont permis d’identifier quelques défauts d’étanchéité sur certaines parties électriques. Ce qui n’a pas empêché le fonctionnement de l’engin entraîné par la marée(6m/seconde au plus fort du courant à cet endroit, contre huit à neuf dans le Raz de Sein ou le Raz Blanchard). Une deuxième phase d’essais est programmée autour de l’été. Le raccordement du site à terre s’achèvera cet hiver. La pose des 15km de câble en mer est prévue fin mai. Restera à lancer la production des trois autres machines (commande à la fin de l’été ?) pour une connexion au réseau et le début de la production imaginée pour fin 2012.

40% de temps de charge

D’après les premières observations, la machine affiche un taux de charge de 40% sur24heures, les 60% du temps de non-production étant dus aux moments de courant trop faible et plus particulièrement au moment de la renverse de marée. « Contrairement à l’éolien terrestre (entre 20 et 30% de taux de charge), on a la certitude d’une production effective sur un site où la marée est parfaitement prévisible », ajoute Marc Boeuf, de la branche spécialisée de DCNS.

Stéphane Jézéquel



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