Manger la mer, Invitez la mer à votre table !

Accueil > Actualités de la mer > Greenpeace accuse la flotte d’Intermarché de « piller » les grands (...)

Greenpeace accuse la flotte d’Intermarché de « piller » les grands fonds

Dernière mise à jour le mardi 28 juin 2011

Article paru sur le site "Agrisalon" - Lundi 27 Juin 2011
Visualiser l’article original



Greenpeace accuse la flotte d’Intermarché de « piller » les grands fonds

L’organisation Greenpeace accuse Intermarché de « piller » les grands fonds et appelle le groupement à cesser la pêche par chalutage profond, emblématique selon elle de la surpêche en Europe.

« La pêche profonde pratiquée par Intermarché incarne parfaitement la surpêche en Europe et elle doit cesser immédiatement », indique Hélène Bourges, responsable de la campagne Océans de Greenpeace dans un communiqué, rappelant que la France et l’Espagne sont les deux principaux pays européens à pêcher dans les grandes profondeurs (entre 600 et 1.500 m de fond). Pour se faire entendre, les militants de Greepeace se sont rendus ce week-end dans 22 magasins de l’enseigne.

Selon l’Ong, Intermarché représente 60 % des prises françaises réalisées par chalutage profond, une technique « particulièrement destructrice » qui cible des poissons blancs de grands fonds comme le flétan, le grenadier ou l’empereur. « Ces chaluts sont des filets coniques, dont l’ouverture peut être aussi large qu’un terrain de football, tirés par des bateaux au dessus du plancher océanique, raflant tout sur leur passage » insiste-t-elle. « Le chalutage profond est emblématique des mauvaises pratiques » industrielles qui menacent des espèces à croissance lente et reproduction tardive. « De plus, le chalutage profond entraîne des rejets en mer d’animaux morts et détruit le fond des océans », explique-t-elle.

« Si on ne veut pas d’un océan vide d’ici 35 ans, l’Union européenne doit changer sa politique »

Intermarché possède la plus importante flotte de chalutage profond en France, même si elle ne concerne que huit bateaux : or, selon Greenpeace, le groupement « a reçu 9,7 millions d’euros de fonds publics, payés par le contribuable français et européen, entre 1996 et 2008. Intermarché a par la suite, en 2008, injecté 20,4 millions d’euros dans sa flotte pour la maintenir ». « Les océans sont en train de mourir, tout particulièrement en Europe : sept 7 espèces sur 10 aux étals des poissonneries sont surexploitées ou au bord de la surexploitation. Si on ne veut pas d’un océan vide d’ici 35 ans, l’Union européenne doit radicalement changer sa politique », souligne l’Ong.

Les grandes Ong de défense de la planète plaident depuis de nombreuses années pour un moratoire mondial sur le chalutage profond.



Suivre la vie du site RSS 2.0 | Contacts | Qui suis-je ? | Remerciements | Plan du site | SPIP