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Grand emprunt : les premiers projets en lice

Dernière mise à jour le jeudi 23 septembre 2010

Article paru sur le site "Le Figaro.fr" - Mercredi 22 Septembre 2010
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Grand emprunt : les premiers projets en lice

Pour le premier appel d’offres concernant les « équipements d’excellence », 339 réponses ont été collectées. Les lauréats se partageront une enveloppe d’investissement d’un milliard d’euros.

Pour le premier appel d’offres lancé dans le cadre de la mise en œuvre du grand emprunt de 35 milliards d’euros lancé par le gouvernement en début d’année, celui concernant les « équipements d’excellence », 339 réponses ont été collectées, a annoncé ce lundi René Ricol, commissaire général à l’investissement, à Marseille.

Les lauréats de cette première vague devront se partager une enveloppe d’investissement d’un milliard d’euros. Une quinzaine de projets proviennent de la région Paca. Comme par exemple, celui du Centre de physique des particules de Marseille, qui postule pour déployer à 2500 mètres sous les eaux de la Méditerranée, des détecteurs traquant de mystérieuses particules venues du cosmos.

Le projet marseillais, d’un budget de 10 millions d’euros, consiste à déployer un observatoire océanique au large de Toulon faisant partie du réseau des observatoires de fond de mer Esonet et du réseau de télescopes KM2NeT. Ces équipements de recherche fondamentale visent à observer les neutrinos, ces fugaces particules infiniment petites capables de traverser la Terre entière sans s’arrêter. Actuellement, seul le télescope sous-marin Antares, à La Seyne, dans le Var, fait la chasse aux neutrinos, dont l’observation permet aux physiciens de mieux comprendre notre Univers.

Un enjeu « déterminant »

D’autres instruments immergés dans le cadre du projet sollicitant les fonds du grand emprunt pourraient avoir des applications dans l’observation du climat. Un enjeu « déterminant, estime René Ricol, car les investisseurs iront là où les risques climatiques seront les plus faibles ». La sélection entre les projets déposés sera réalisée en novembre. « 339 projets, c’est beaucoup. On ne sait pas encore comment on va les traiter, avoue René Ricol. Soit on double ou triple le nombre des jurys, soit on les spécialise. » Le résultat sera publié en décembre.

Un autre appel à projets est en cours, pour des « démonstrateurs industriels ». Innate Pharma, une biotech marseillaise, s’apprête à déposer le sien. Il s’agit d’une plate-forme d’immunotechnologie pour le développement de nouveaux médicaments contre le cancer et les maladies immunitaires. « C’est une interface qui met ensemble les entreprises Innate Pharma, Ipsogen, mais également des centres de recherche », explique Hervé Brailly, le président d’Innnate Pharma. Le budget de cette plate-forme est de 20 à 25 millions d’euros pour cinq à dix ans, le temps de s’autofinancer.



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