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Fête de la science. Eurêka, ils ont trouvé !

Dernière mise à jour le mardi 2 novembre 2010

Article paru sur le site "Le Télégramme.com" - Dimanche 24 Octobre 2010
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Fête de la science. Eurêka, ils ont trouvé !

Qui a dit que la science, que les sciences, pour être exact, sont réservées à une minorité d’initiés déconnectée du quotidien ? Pas les exposants de la Fête de la science, en tous les cas, qui cassent les idées reçues à la fac Segalen jusqu’à ce soir. Pour s’en convaincre, il suffit de pousser la porte.

L’annonce du décès est officielle : le professeur Nimbus et ses rats de laboratoire sont morts, hier, à la fac Segalen. Ou tout au moins, le visiteur aura beau chercher à travers les blouses blanches conviées à cette fête, il est à peu près certain de n’en trouver aucun. L’explication est simple. Antoine Le Faouder, membre de l’Association bretonne de recherche et de technologie (Abret) qui organise ces journées, explique ainsi la volonté de montrer des sciences accessibles au grand public. Au terme de « vulgarisation » qu’il n’aime pas trop, il dit préférer « se mettre à la portée de tous et montrer ce que l’on sait faire ». Car le scientifique est convaincu que ces matières souvent dépeintes comme un rien rébarbatives restent avant tout des sujets en lien avec le monde qui les entoure. « De la petite manipulation aux grands débats de société, comme l’utilisation des OGM ou la modernisation de l’agriculture, l’échange est toujours possible », poursuit-il.

Les sciences humaines espérées

Il en veut pour preuve les deux grands thèmes exposés cette année, qui explorent la diversité biologique et les 50 ans de la découverte laser. « À la fin de tout, continue-t-il encore, cequi est important lors de ces journées est la rencontre avec l’humain ». Vu la belle affluence aperçue en milieu d’après-midi, hier, parmi les stands ludiques et attractifs tenus par la fac, l’IUT, les écoles d’ingénieurs, Océanopolis, l’institut polaire ou Ifremer, le pari est en passe d’être réussi. Le seul bémol retenu par Antoine Le Faouder tient en l’absence des sciences humaines qui sont « tout autant des sciences que ce que l’on appelle des sciences dures. Il faudrait réussir à les faire venir la prochaine fois et continuer à montrer que les chercheurs ne vivent pas dans une tour d’ivoire ».

Maths et jeux

Pour les mathématiques, qui ont pourtant fait frémir des générations de rétifs à l’équation et de cancres à la trigonométrie, pas de soucis. À travers des jeux simples, Frédérique Plantevin, du labo de maths de l’UBO, se taille un joli succès auprès des petits et des grands. « On peut concevoir certains jeux de société, comme celui des bâtonnets de Ford-Boyard, sous un angle purement mathématique et expliquer le mécanisme en abordant de façon simple la théorie de la division euclidienne », sourit-elle. À peine plus loin, Jean-Paul Humblot, de l’institut polaire, recueille aussi un bel accueil du public. Il faut dire que son étude poussée sur l’île de la Possession, au milieu de l’archipel de Crozet, invite à la fois à la géographie, à la biologie et à l’étude d’un monde flirtant avec cet Antarctique fantasmé où vivent ensemble orque, manchot, otarie, éléphant de mer et albatros géants. « Les enfants, en particulier, sont très attentifs à la chaîne alimentaire observée sur cette grande île de 340km² », s’enthousiasme le chercheur. Pour ceux qui l’auraient raté hier, la fête continue aujourd’hui. Pratique Fête de la science aujourd’hui encore à la faculté Victor-Segalen de 10h à 18h. Gratuit.

Steven Le Roy



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