Cookie Consent by PrivacyPolicies.com

Manger la mer, Invitez la mer à votre table !

Accueil > Actualités de la mer > Éolien en mer : trois projets retenus pour l’Ouest ?

Éolien en mer : trois projets retenus pour l’Ouest ?

Dernière mise à jour le mardi 25 janvier 2011

Article paru sur le site "Ouest-France" - Vendredi 21 Janvier 2011
Visualiser l’article original



Éolien en mer : trois projets retenus pour l’Ouest ?

Le gouvernement aurait opté, hier soir, pour les projets d’éoliennes en mer de Port-en-Bessin, Saint-Brieucet Saint-Nazaire. Annonce officielle peut-être la semaine prochaine.

Jusqu’au bout, jusqu’aux ultimes arbitrages, les ministères de l’Écologie, de l’Industrie et des Finances n’ont cessé de ferrailler. La bataille de l’éolien maritime était engagée depuis un an. Bercy ne croit pas au miracle économique promis par le Grenelle de l’Environnement et le développement des énergies renouvelables. Alors que Nathalie Kosciusko-Morizet y voit « une source de croissance et de création d’emplois exceptionnels », la préférence de Bercy va à l’énergie nucléaire et à de nouvelles centrales EPR.

Matignon et l’Élysée ont arbitré. De sources concordantes mais confidentielles, l’objectif du Grenelle, qui était d’investir 25 milliards d’euros dans les éoliennes en mer, d’ici à 2025, pour une puissance de 6 000 mégawatts (MW), serait réduit à 2 000 MW. Sur onze sites potentiels envisagés, le gouvernement n’en retiendrait plus qu’une moitié. À l’Ouest, il s’agit des projets situés au large de Port-en-Bessin/Courseulles, de Saint-Brieuc et de Saint-Nazaire.

La France en retard

Un rapport de la sénatrice de Loire-Atlantique, Gisèle Gautier (UMP), est pourtant tombé à pic, hier, pour défendre l’éolien offshore. Dans l’Union européenne, ces générateurs en mer vont créer, assure-t-elle, 150 000 nouveaux emplois d’ici à 2025. Au Danemark, « chaque éolienne crée de 8 à 11 emplois ». La France, a priori grande nation maritime, a déjà accumulé du retard, si on la compare aux pays du Nord de l’Europe, très en avance, mais aussi au Royaume-Uni. En Allemagne, l’éolien a déjà induit 40 000 emplois nouveaux.

Bercy ne partage pas cet optimisme. Selon une étude consacrée « aux impacts macroéconomiques du Grenelle de l’environnement », à long terme, l’éolien en mer (de même que le photovoltaïque) ne serait pas rentable pour le pays. De surcroît, Bercy fait valoir le retard industriel français. Les éoliennes sont fabriquées en Scandinavie, Allemagne ou Chine. D’où l’idée d’imposer dans les appels d’offres l’utilisation d’un certain pourcentage de matériel made in France. Conséquence : hier, EDF énergies renouvelables et Alstom ont signé un accord exclusif sur l’éolien (lire ci-contre).

Autre sujet encore en discussion, le prix de rachat par EDF de l’électricité produite. Un cahier des charges très strict sera donc imposé aux entreprises qui répondront à l’appel d’offres. Les détails du projet seront annoncés par le président de la République lui-même. Ce pourrait être dès la semaine prochaine. Ce que l’Élysée refusait de confirmer hier soir.

Bernard LE SOLLEU.



Suivre la vie du site RSS 2.0 | Contacts | Qui suis-je ? | Remerciements | Plan du site | SPIP