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Éolien en mer : tout sur la zone de Saint-Brieuc

Dernière mise à jour le mercredi 15 septembre 2010

Article paru sur le site "Dinan.maville.com" - Mardi 14 Septembre 2010
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Éolien en mer : tout sur la zone de Saint-Brieuc

Cent éoliennes devraient être implantées au large des Côtes-d’Armor. Colère des pêcheurs,qui refusent l’option la plus proche du littoral.

Le préfet de Région a tranché, hier, à l’issue de la quatrième conférence régionale de la mer et du littoral sur le sujet. Les éoliennes offshore seront implantées au large de Saint-Brieuc. L’option Saint-Malo-pointe du Grouin est mise sous le coude. « Ne prenons pas le risque de ne pas intéresser des opérateurs », ont expliqué, en choeur, Michel Cadot, le préfet, et Jean-Yves Le Drian, président du conseil régional. Après plusieurs mois de concertation, les positions de chacun ont évolué.

Les pêcheurs mécontents

Des deux options proposées par l’État au départ - 250 Mégawatt (MW) au large de Saint-Malo et 250 MW au large de Saint-Brieuc - il ne reste qu’une option élargie pour accueillir 500 MW dans les Côtes-d’Armor.

Cette nouvelle mouture englobe la première zone choisie par l’État face à Saint-Brieuc et celle proposée par le comité régional des pêches beaucoup plus au large. Réunies en une seule, partie intermédiaire comprise, elles représentent une superficie totale de 190 km2 sur lesquels une centaine d’éoliennes doivent être implantées. L’option Saint-Malo pourrait être reprise « si jamais Saint-Brieuc n’arrivait pas à capter un projet de 500 MW », souligne le préfet de Région.

Le dialogue aurait-il fini par payer ? Pas exactement. « Qu’on ne nous prenne pas pour des lapins de trois semaines, s’est fâché André Le Berre, président du comité régional des pêches. Nous refusons le secteur le plus au sud, c’est le plus pénalisant pour nos métiers. » Le représentant des professionnels de la pêche est convaincu que les opérateurs se rabattront sur la zone la plus proche de la côte par souci d’économie. « On peut s’attendre à une réaction tonique de la base », prévient-il.

Même son de cloche au comité local des pêches de Saint-Brieuc. Alain Coudray, son président, crie au massacre. « Si on disait aux habitants de Fougères que l’on va raser leur forêt pour installer des éoliennes, ils seraient furieux. » Une réunion du comité local costarmoricain est prévue vendredi.

Pas d’énergie avant 2016

Cette nouvelle proposition n’a pas soulevé un enthousiasme débordant auprès des opérateurs présents. Une partie de la zone déterminée hier se situe dans des fonds excédant 30 m. Des surcoûts financiers sont annoncés. Ils pourraient en freiner quelques-uns.

Jean-Yves Le Drian, lui, parle « d’un compromis réaliste. Cette offre va permettre à des porteurs de projets de se manifester. L’essentiel, c’est que la Bretagne soit présente » dans ce premier appel d’offres du gouvernement pour l’implantation de 3 000 MW offshore pour 2015.

Prochaine étape, l’annonce par le ministre de l’Environnement des dix sites retenus le long du littoral français. Une décision qui devrait tomber rapidement. Il attendait en effet la décision bretonne pour divulguer ces choix. Ensuite, les promoteurs d’éoliennes auront neuf mois pour présenter leur projet. Suivront études d’impact et discussions sur l’indemnisation des pêcheurs. Dans le meilleur des cas, les pales maritimes ne produiront de l’énergie qu’en 2016.

Jean-Pierre BUISSON.



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