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Éolien en mer. Pas d’euphorie en baie de Saint-Brieuc

Dernière mise à jour le jeudi 27 janvier 2011

Article paru sur le site "Le Télégramme" - Mercredi 26 Janvier 2011
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Éolien en mer. Pas d’euphorie en baie de Saint-Brieuc

La France aura bel et bien son parc éolien offshore. Nicolas Sarkozy a profité de sa venue, hier, à Saint-Nazaire (44), pour annoncer la nouvelle. Un appel d’offres pour la construction de 600 éoliennes sera lancé au deuxième trimestre 2011. Le projet porte sur une production de 3.000 mégawatts et un investissement d’environ 10milliards d’euros. La ministre de l’Écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, a confirmé que Saint-Brieuc faisait partie des sites choisis (*). Une information qui ne ravit pas les pêcheurs, élus ou responsables associatifs de la baie de Saint-Brieuc. « Nous ne sommes pas contre mais nous défendons notre économie avant tout », explique le président du comité régional des pêches, André Le Berre.

« Le Grand Léjon c’est inacceptable ! »

Les pêcheurs, qui redoutent l’impact de ces éoliennes sur leur activité, ne veulent pas de la zone retenue par l’État. Située autour du Grand Léjon, elle correspond à une zone de pêche importante. Et les 2,2MEUR de retombées par an promis pendant vingt ans n’y changeront rien. Dans cette lutte, les pêcheurs peuvent compter sur l’appui des maires des communes littorales. « Le site ne nous conviendra que s’il n’y a pas de dégâts pour les pêcheurs », prévient Dominique Blanc, maire de Saint-Quay-Portrieux. « On aurait aimé discuter du zonage... », appuie son homologue d’Erquy, Christiane Lemasson. Et l’argument économique (10.000emplois créés) mis en avant par les porteurs du projet ne pèse pas lourd aux yeux des élus. « L’impact économique sera faible pour nous », affirme Dominique Blanc. À Saint-Nazaire, Nicolas Sarkozy a évoqué ces réticences sur certains sites. « S’il faut en sélectionner d’autres, il n’y aura aucun problème ». Pour lui, une seule condition : « Qu’il y ait une unité des élus ».

Satisfaction de Nass&Wind à Lorient

En revanche, du côté de Lorient, où est implanté le bureau d’étude Nass&Wind qui entend se positionner pour l’exploitation future des deux sites à Saint-Nazaire et à Saint-Brieuc, on affiche une grande satisfaction. En avance sur ses concurrents l’entreprise mise sur le travail de concertation engagé avec les pêcheurs de Bretagne-Nord et du Croisic. « C’est l’alpha et l’omega de notre projet : l’implication des acteurs locaux ». Outre des mesures compensatoires sonnantes et trébuchantes pour les professionnels, Nass&Wind Offshore compte investir dans des éco-récifs (roches fixées aux fondations des éoliennes). « L’objectif est de participer à la préservation et au développement de la ressource halieutique ».

* Avec Dieppe-LeTréport (Seine-Maritime), Fécamp (Seine-Maritime), Courseulles-sur-Mer (Calvados) et Saint-Nazaire (Loire-Atlantique).



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