Manger la mer, Invitez la mer à votre table !

Accueil > Actualités de la mer > Deux projets pour capter l’énergie de l’océan

Deux projets pour capter l’énergie de l’océan

Dernière mise à jour le lundi 8 août 2011

Article paru sur le site "Clicanoo.re" - Lundi 18 Juillet 2011
Visualiser l’article original



Deux projets pour capter l’énergie de l’océan

Il y a celui de la centrale houlomotrice, porté par la société Seawatt dont les générateurs flotteront aux larges de la Pointe du Diable. Et puis, le projet initié par EDF : le CETO, un système de bouées sous-marines. Si le premier attend sa phase de commercialisation pour une mise en service à l’horizon 2013, le second en est déjà à la phase expérimentale.

SAINT-PIERRE. A ceux qui se demandent encore à quoi peuvent donc bien servir ces imposantes machines rouges entreposées depuis plusieurs semaines sur le port de Saint-Pierre... nous avons la réponse : il s’agit de matériel appartenant à EDF. Selon nos informations, le département “développement durable” de la société travaille actuellement sur un projet visant à capter l’énergie des vagues. Le CETO. Un procédé australien constitué d’un système de bouées sous- marines, reliées à une unité terrestre par des canalisations. Explications : sous l’effet des vagues, le mouvement des bouées entraîne le va-et-vient des pompes hydrauliques. Ces dernières pompent l’eau de mer et l’acheminent à forte pression sur terre.

Cette eau de mer sous pression peut alors être utilisée pour produire de l’électricité. Contrairement à la plupart des autres convertisseurs à énergie des vagues en cours de développement dans le monde, celui-ci est entièrement submergé. Le CETO est aujourd’hui en phase d’expérimentation. EDF souhaiterait, en effet, mesurer la capacité de résistance du système avant de l’installer, d’ici quatre à cinq ans, à une trentaine de mètres de profondeur au large des côtes de Saint-Pierre. Du côté de la Pointe du Diable. Ici même où un autre projet, porté par une société privée, devrait voir sa mise en place d’ici 2013.

Le dossier de la centrale houlomotrice de Seawatt est en phase de finitions administratives. “Nous avons obtenu la concession du domaine maritime, nous attendons maintenant le lancement de l’enquête publique. Une procédure qui devrait encore durer un an. En 2012, ça sera la phase de fabrication, ensuite on passera à l’installation”, explique Patrice Galbois, actionnaire et maître d’ouvrage de Seawatt. La centrale houlomotrice flottera à 150 mètres du littoral, le matériel sera ancré dans les profondeurs. Objectif : produire de l’énergie dans deux ans. “La première phase de cinq machines pourra alimenter 1 000 foyers, à terme nous visons les 20 000 foyers”.

Et si ces deux projets sur l’énergie de l’océan ont choisi le large de Saint-Pierre, ce n’est pas par hasard : “Ici, l’effet de la houle australe est plus important, cela vaut pour tout le Sud et Sud/Est. Nous avons choisi Saint-Pierre car il fallait un réseau électrique important au vu de la forte densité urbaine existante”. Coût total de la centrale houlomotrice : 100 millions d’euros

Laurène Mazier



Suivre la vie du site RSS 2.0 | Contacts | Qui suis-je ? | Remerciements | Plan du site | SPIP