Manger la mer, Invitez la mer à votre table !

Accueil > Actualités de la mer > Des mouchards dans les bars de mer

Des mouchards dans les bars de mer

Dernière mise à jour le lundi 27 septembre 2010

Article paru sur le site "France-Info.com" - Dimanche 26 Septembre 2010
Visualiser l’article original



Des mouchards dans les bars de mer

Comment migre le bar, ce poisson convoité pour la finesse de sa chair. C’est pour tenter de répondre à cette question que des bars ont été marqués et relâchés dans le parc marin de la mer d’Iroise.

Si vous en pêchez un avant le 30 novembre, notez sa position, le numéro de la marque externe, la taille du poisson, et si possible relâchez le. Car il n’aura pas recueilli assez d’informations pour aider les scientifiques à comprendre son comportement. Après le 30 novembre, conservez le poisson entier au frais et contactez l’Ifremer à Brest ou le parc marin d’Iroise. Une récompense de 100 euros sera versée pour le retour d’un bar en entier. Les poissons ont été pêchés ces dernières semaines dans le parc marin d’Iroise. Plus les poissons vivront longtemps, plus les informations seront nombreuses et signifiantes. Les poissons capturés par des chaluts sont triés dans les filets : ils doivent être vigoureux et ne pas avoir été trop abîmés. Pas question de relâcher des poissons traumatisés et susceptibles de mourir en mer. 9 d’entre eux ont été équipés d’une marque acoustique mesurant la température et la profondeur que l’on peut repérer grâce à un hydrophone sur un bateau. Les autres ont une marque archive, elle n’émet pas de signal mais elle conserve les données dans sa mémoire. Les scientifiques pourront les étudier une fois le bar recapturé. Chercheuse à l’Ifremer Hélène de Pontual a testé plusieurs méthodes : faire avaler le mouchard au poisson mais il risque de ne pas le conserver dans son estomac et de le régurgiter. Où pratiquer une incision dans la cavité abdominale... Méthode plus invasive mais plus efficace. Pour que les pêcheurs puissent identifier un poisson marqué, les scientifiques ont également inséré un ruban rouge sur leur dos. L’objectif de l’opération est de suivre la migration et les échanges de population entre la Manche et le Golf de Gascogne. On ne connait presque rien du comportement du bar. On a besoin de repérer les échanges entre les zones de frayères et les zones de nourrissage pour mieux préserver la population.

Nathalie Fontrel



Suivre la vie du site RSS 2.0 | Contacts | Qui suis-je ? | Remerciements | Plan du site | SPIP