Manger la mer, Invitez la mer à votre table !

Accueil > Actualités de la mer > Des mortalités toujours très importantes

Des mortalités toujours très importantes

Dernière mise à jour le lundi 30 mai 2011

Article paru sur le site "Sud-Ouest" - Dimanche 22 Mai 2011
Visualiser l’article original



Des mortalités toujours très importantes

Les taux de pertes sont considérables en Seudre et sur la Charente.

Le célèbre patoisant saintongeais Piqthiu revient d’un Tour de France gastronomique avec un conseil dans la besace, qu’il ne s’est pas fait prier de livrer aux ostréiculteurs qu’il rencontrait hier à La Tremblade : « Arrêtez de parler des mortalités, parce qu’à l’autre bout du pays, ils n’osent plus manger d’huîtres. Ils pensent que les causes de la mortalités des jeunes huîtres peuvent affecter la santé de l’homme ». Que cela soit une fois encore affirmé ici, le virus et la bactérie qui déciment les cheptels ne sont agressifs que pour l’huître. Les scientifiques n’ont de cesse de le répéter, les professionnels sont à l’unisson, et si, sur ces quatre dernières années désastreuses un individu était tombé malade après avoir tordu le cou à une telle huître, la traînée de poudre n’aurait pas tardé à embraser le paysage médiatique. Les huîtres restent bonnes. Mais elles continuent de flancher dès l’arrivée des premiers rayons de soleil, c’est tout aussi certain. Le phénomène a été observé avec « une quinzaine des jours d’avance » cette année, note même l’ostréiculteur port-barquais Michel Grasset. Et comme l’année dernière, la vague a déferlé, foudroyante sur « trois ou quatre jours au début du mois ». Ces jeunes huîtres captées l’été dernier sont mortes à 50-60 % sur les nurseries de la Charente, avec, selon lui, des ravages croissants au sud de cet estuaire. Pour ce qui est des zones de dépôt de collecteurs de la Seudre, Gérald Viaud note des pertes supérieures à 90 %.



Suivre la vie du site RSS 2.0 | Contacts | Qui suis-je ? | Remerciements | Plan du site | SPIP