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Depuis Xynthia, l’État a réagi et le ton a changé

Dernière mise à jour le mardi 8 mars 2011

Article paru sur le site "La Voix du Nord" - Vendredi 04 Mars 2011
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Depuis Xynthia, l’État a réagi et le ton a changé

Le 28 février 2010, Xynthia déferle sur la Charente-Maritime et la Vendée. Les conséquences sont dramatiques : 53 morts, 2 767 personnes évacuées, 1 500 maisons sinistrées, 195 km de digues à reconstruire. ...

Un an après, le 17 février, la ministre de l’Écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, présente des « actions fortes pour prévenir les inondations », dont le plan national submersions rapides initié au lendemain de la catastrophe par son prédécesseur, Jean-Louis Borloo.

Quatre axes prioritaires sont définis : la maîtrise de l’urbanisation dans les zones à risques, l’amélioration des systèmes de surveillance, de prévision et d’alerte, le renforcement de la fiabilité des digues et le développement de la culture du risque. La région est à double titre une zone à risques : via son littoral, mais aussi ses wateringues (lire ci-dessous).

« On ne peut plus construire »

L’État a annoncé qu’il dégagerait 500 millions d’euros à l’horizon 2016 pour le renforcement de 1 200 km de digues. Il en est pour l’instant au stade de leur recensement, qui devrait être achevé d’ici à la fin du mois en ce qui concerne les digues fluviales et la fin de l’année pour les digues maritimes.

« Sur notre littoral, trois digues sont particulièrement suivies à la loupe », selon Guy Allemand, maire de Sangatte : « La nôtre, Fort-Mardyck et Wissant. » Le 6 février 2010, une grande marée a suffi à ce que 4 m du mur de digue de Sangatte cèdent. « En urgence, l’État a financé des travaux de colmatage. Mais il nous faut plus. Car faute d’entretien, cette digue est en très mauvais état. L’État est prêt à mettre 7 millions d’euros, mais il se refuse à mettre les 20 % restants. C’est trop pour notre commune. Et c’est trop de responsabilités aussi, car on nous demande ainsi d’être maître d’ouvrage. » Guy Allemand est d’autant plus pressé que sa digue soit réparée qu’il compte en faire un argument pour convaincre l’État de ne pas être trop restrictif en matière de construction quand, bientôt, il lui soumettra le Plan de prévention des risques littoraux (PPRL) pour la commune.

C’est l’autre volet du plan étatique : accélérer la mise en place ou la révision des PPRL. Dans la région, douze communes sont concernées (de Grand-Fort-Philippe à Vieille-Église en passant par Calais, Marck, Gravelines, Oye-Plage ou Coquelles). Ces plans visent à maîtriser l’urbanisation. Guy Allemand constate, critique : « Suite à Xynthia, l’État a durci le ton, parfois à l’excès. Au nom du principe de précaution, on ne peut plus construire. Et il est difficile pour nous dans ce contexte de le contrarier. »



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