Manger la mer, Invitez la mer à votre table !

Accueil > Actualités de la mer > Conférence d’Istanbul sur le thon rouge : renforcer le contrôle des (...)

Conférence d’Istanbul sur le thon rouge : renforcer le contrôle des prises

Dernière mise à jour le mercredi 16 novembre 2011

Article paru sur le site "Sciences et Avenir" - Vendredi 11 Novembre 2011
Visualiser l’article original



Conférence d’Istanbul sur le thon rouge : renforcer le contrôle des prises

Près de 300 représentants des Etats pêcheurs de thon rouge, d’organisations internationales et d’ONG se sont réunis vendredi à Istanbul où ils tenteront en neuf jours de s’entendre sur des mesures pour renforcer le contrôle des prises et la protection de nouvelles espèces menacées.

La Commission internationale pour la conservation des thonidés de l’Atlantique (CICTA) a déjà réduit les quotas de pêche de thon rouge de l’Atlantique, avec une limite fixée à 12.900 tonnes par saison pour 2011 et 2012 contre 13.500 tonnes en 2010.

Mais les organisations de défense de l’environnement dénoncent des fraudes massives faute de mécanismes de contrôle suffisants.

Un récent rapport de l’ONG américaine Pew Environment Group a ainsi mis en évidence que "le commerce international réel du thon rouge dans l’Atlantique-est en 2009 et 2010 représentait le double du quota de pêche mis en place par la CICTA pour ces deux années".

A Istanbul, les délégués des 48 Etats membres de la CICTA plancheront donc sur les instruments de contrôle des prises.

"Un sujet important est le suivi des captures. On est en train de réfléchir à comment mettre en oeuvre un document électronique qui peut suivre le produit depuis la capture jusqu’à la consommation. On a fait une étude de faisabilité qu’on va exposer", a déclaré à l’AFP Driss Meski, secrétaire général exécutif de la CICTA.

La CICTA devrait également proposer des mesures de protection pour de nouvelles espèces, selon un délégué parlant sous le couvert de l’anonymat.

"Le comité scientifique va faire des recommandations concernant différentes espèces comme l’espadon, le thon obèse, l’albacore. Il s’agira de quotas de pêche ou de mesures techniques comme la limitation des engins. Et en général, nous suivons les recommandations scientifiques", a déclaré cette source.

"Les parties impliquées dans ces pêcheries vont discuter la répartition de quotas, il va y avoir des négociations", a confirmé M. Meski.

Des propositions devraient également être faites concernant la protection des requins, considérés par la CICTA comme des victimes collatérales de la pêche au thon, a indiqué le délégué.



Suivre la vie du site RSS 2.0 | Contacts | Qui suis-je ? | Remerciements | Plan du site | SPIP