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Chercheurs et éleveurs échangent sur l’alimentation animale

Dernière mise à jour le mardi 30 novembre 2010

Article paru sur le site "France Antilles" - Mercredi 24 Novembre 2010
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Chercheurs et éleveurs échangent sur l’alimentation animale

Rencontre à O bò ravin la. Chercheurs, éleveurs et néophytes ont assisté, vendredi, à la Journée technique de l’élevage aux Antille-Guyane, à O bò ravin-la. Il s’agissait de rencontres professionnelles sur l’alimentation animale en zone tropicale humide, avec trois partenaires principaux : l’Institut national de la recherche agronomique (Inra), les Réseaux d’élevage Dom et Institut karibéen et amazonien de l’élevage (Ikare). Après les mots d’introduction de différentes personnalités (1), le public, venu nombreux, a écouté les exposés des chercheurs et les témoignages d’éleveurs. « Dans notre environnement, il y a ce qu’on fait, ce qu’on peut faire et qu’on ne fait pas. Un aliment, ce n’est pas uniquement ce qu’on voit, mais ce qui est utile à l’animal. Il faut également intégrer la qualité du produit, la valeur environnementale et la valeur santé » , a expliqué Harry Archimède de l’Inra. Jean-Pierre Mauranyapin, directeur du centre technique de la canne et du sucre (CTCS) a présenté la communication d’un chercheur cubain, absent, sur les conditions de réussite de l’ensilage de la canne à sucre plante entière. « Au Brésil, on commence tout juste à sélectionner des variétés de canne pour leur richesse en protéines. On y utilise 65 millions de tonnes de canne pour l’ensilage » , a-t-il précisé.

Un vent d’optimisme a soufflé

« Comment alimenter les animaux en périodes difficiles ? » , a été le deuxième thème de la matinée. Bruno Parent, éleveur de caprins au Moule en a étonné plus d’un en déclarant : « C’est en période cyclonique que je rencontre le plus de difficultés : l’herbe est trop jeune et mes parcelles sont gorgées d’eau » .

Un autre éleveur a confirmé l’observation. Un technicien a alors recommandé de faner le pangola et d’enrubanner le Brachiaria decumbens. Alain Synésius, éleveur, a fait savoir que son groupement produit des petites balles rondes de foin. « Nous avons des demandes d’éleveurs étrangers à notre groupement » , a-t-il souligné. Également présent, Jean-Charles Maisonneuve, de la direction de l’agriculture et de la forêt (Daf) s’est dit satisfait de voir autant de monde à cette rencontre. « La vulgarisation est un clou qu’on enfonce. En voyant ce rassemblement, ça me rend optimiste. Le développement, c’est quand les agriculteurs prennent en charge leur futur technique » , a-t-il martelé. Après un repas très convivial, des démonstrations de fabrication de pierres à lécher, d’ensilage de canne à sucre et de fabrication de foin ont eu lieu sur le terrain. C’est un aspect fondamental de la vulgarisation !

(1) Paul Naprix du conseil général et régional, Danielle Célestine-Myrtyl-Marlin et Marie-Line Boval, de l’Inra, François Buffard, d’ikare, Frédéric Galan, de l’Institut de l’élevage.



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