Cookie Consent by PrivacyPolicies.com

Manger la mer, Invitez la mer à votre table !

Accueil > Actualités de la mer > Chalutage profond. Greenpeace en campagne

Chalutage profond. Greenpeace en campagne

Dernière mise à jour le mardi 7 juin 2011

Article paru sur le site "Le Télégramme" - Dimanche 05 Juin 2011
Visualiser l’article original



Chalutage profond. Greenpeace en campagne

Les militants de Greenpeace se sont mobilisés, hier, dans 21 villes de France pour sensibiliser le consommateur au chalutage profond.

Les militants locaux de l’association Greenpeace se sont mobilisés, hier, pour distribuer, à l’entrée des grandes surfaces de l’agglomération brestoise, le nouveau « Guide conso-citoyen » consacré aux espèces des eaux profondes. Greenpeace vient en effet de publier un nouveau carnet qui dénonce ce « crime en eau profonde », oeuvre des chalutiers qui sont en train de « dévaster les écosystèmes marins des grandes profondeurs, berceaux d’une extraordinaire biodiversité ».

Couches supérieures « déjà vidées »

L’association constate que « les couches supérieures des mers ont déjà été vidées » et que, « sur les étals des poissonneries, neuf espèces sur dix sont au bord de la surexploitation ou surexploitées ». La pêche profonde, pratiquée entre 400 et 1.500 mètres en Atlantique nord-est, utilise, d’après Greenpeace, des chaluts coniques dont l’ouverture peut être aussi grande qu’un terrain de football et qui ramassent beaucoup plus que ce qui est ciblé. « Entre 30 et 40% en moyenne mais parfois une part beaucoup plus importante du contenu des filets est rejetée à la mer aussitôt pêchée ! En plus du gaspillage (coraux, éponges, etc., rejetés à l’eau morts), on épuise également les stocks d’espèces qui ne sont pas celles qu’on est venu pêcher ».

Liste rouge de six espèces

Greenpeace a recensé une douzaine de chalutiers de grands fonds en France, qui auraient remonté 7.000 tonnes en 2008, soit 3% des débarquements nationaux. Les militants ont donc dressé une liste rouge de six espèces des grands fonds, menacées par ce type de pêche. Greenpeace cite une espèce « bientôt éteinte » : l’empereur, quasiment disparu, qui peut vivre entre 60 et 150 ans et n’atteint sa maturité sexuelle qu’à partir de 20 ans. Et également cinq espèces en danger : le grenadier, qu’on appelait aussi « poisson queue-de-rat », qui vit environ 60 ans et ne se reproduit qu’à partir de 14ans ; le flétan, qui pèse aujourd’hui en moyenne 1,9kg, alors qu’il peut atteindre 2,50m et 203kg, à l’âge adulte ; la lingue franche (julienne) et la lingue bleue, une espèce pêchée en toute légalité même si elles ne sont pas encore en âge de se reproduire, ce qui représente une menace pour le renouvellement du stock ; le sabre noir, qui ne peut se reproduire que vers 10ans et dont 80% du stock auraient été détruits en 30 ans ; et le sébaste, présenté comme une daurade ou rascasse, qui ferait l’objet d’une pêche illégale à hauteur de 20%. Greenpeace considère que « le problème de ces poissons est qu’ils vivent très longtemps, se reproduisent très tardivement et sont donc très vulnérables à la pêche. Toutes ces espèces sont menacées ». L’association conseille de « manger moins de poissons mais de mieux les choisir », ainsi que de favoriser la pêche locale. Contact Sur Internet www.greenpeace.fr/ sos-oceans

Guy Pellen



Suivre la vie du site RSS 2.0 | Contacts | Qui suis-je ? | Remerciements | Plan du site | SPIP