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Brest consacrée pôle des sciences de la mer

Dernière mise à jour le jeudi 31 mars 2011

Article paru sur le site "Ouest-France" - Samedi 26 Mars 2011
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Brest consacrée pôle des sciences de la mer

L’Institut universitaire européen de la mer (IUEM) est reconnu laboratoire d’excellence. Pascal Olivard, président de l’UBO, savoure.

Entretien

Hier, l’Institut universitaire européen de la mer (IUEM) a été reconnu comme laboratoire d’excellence, d’envergure internationale. Quel est votre sentiment ?

Voilà une nouvelle qui fait du bien ! J’éprouve un sentiment de grande fierté. C’est une forme de consécration pour l’UBO, Brest et la Bretagne. Une reconnaissance de la part de la communauté nationale et internationale pour les sciences de la mer mais aussi pour les sciences et technologies de l’information et de la communication (Stic). Je ressens aussi de l’enthousiasme. Ce projet engage la recherche pour dix ans. Une dynamique est enclenchée. Pour les sciences de la mer, le laboratoire brestois est le noyau dur. Pour les Stic, le projet est conduit par Rennes. Mais la contribution brestoise est de 22 %, ce qui n’est pas négligeable.

Est-ce une surprise ?

J’y croyais beaucoup. En sciences de la mer, cette reconnaissance n’est pas arrivée par hasard à Brest. Voilà 35 ans qu’on les étudie à l’UBO. Sans compter les chercheurs de l’Ifremer (Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer), de l’Institut de recherche pour le développement (IRD), et le CNRS (Centre national de la recherche scientifique).

Concrètement, qu’attendez-vous de ce label d’excellence ?

Ce n’est pas qu’un label, c’est aussi de l’argent. Nous avons demandé 14 millions d’euros durant dix ans ! Même si nous ne savons pas quel sera le montant réellement alloué, je pense qu’il restera significatif. Cet argent permettra notamment de recruter, d’attirer des chercheurs étrangers et des doctorants.

Qu’apportera l’UBO ?

Si le projet était accepté, on s’était engagé à allouer un à deux chercheurs de plus. Ce sera fait. Je pense qu’il y aura aussi un effet d’entraînement chez nos partenaires. Qu’ils investiront de nouveaux moyens.

Quel est l’objectif final ?

La recherche change de dimension. Avec la Station biologique de Roscoff, nous sommes actuellement le premier centre français en sciences de la mer, le troisième au niveau mondial. Notre ambition est que Brest devienne le premier centre de référence dans le monde !

Parmi les 100 projets retenus par le gouvernement sur 241, peu concernent finalement le grand Ouest. Qu’en pensez-vous ?

Je fais le même constat. Le grand Ouest est un peu désert. Mais il est difficile de faire des commentaires. C’est un jury international qui a sélectionné les laboratoires d’excellence. Mais, en écoutant les discours, j’ai cru comprendre qu’il y aurait peut-être un deuxième appel d’offres. Tout n’est peut-être pas perdu pour les autres candidats.

Dans le Grand Emprunt, il y a les équipements (Brest en a obtenu deux), les laboratoires, mais aussi les campus ou « initiatives d’excellence ». Où en est le projet brestois ?

Il s’agit d’un projet breton et ligérien. La réponse pourrait être donnée lundi prochain. Mais entre les 17 projets, la concurrence est rude. J’ai quelques inquiétudes. Certains projets concentrent 100 000 étudiants au même endroit. Dans le nôtre, ils sont répartis entre différentes universités mais travaillent en réseau. Quoi qu’il arrive, nous rebondiront. Les gens de l’Ouest ne baissent jamais les bras !



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