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Biodiversité. Le rapport qui accable nos modes de vie

Dernière mise à jour le mercredi 31 octobre 2018

Article paru sur le site "Le Télégramme :"
- 00 Octobre 2018
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Le WWF (World wide fund for nature) tire la sonnette d’alarme, pointant notamment la consommation effrénée de l’homme ces dernières décennies. Dans son rapport « Planète vivante », une étude sur l’état de santé de la planète réalisée tous les deux ans, l’ONG préconise des mesures ambitieuses sans quoi, « la planète court à sa perte ».

Quel état des lieux ?

En à peine 45 ans, la population des vertébrés a diminué de 60 %, sur la période 1970 à 2014. Un chiffre qui grimpe à 89 % sous les tropiques, en Amérique centrale et en Amérique du Sud. C’est l’estimation du WWF dans son dernier rapport « Planète vivante », une analyse scientifique que l’ONG réalise tous les deux ans sur l’état de santé de la planète. « C’est un rythme cent à mille fois supérieur au taux naturel », juge Pascal Canfin, directeur général du WWF France.
La disparition des pollinisateurs, qui pâtissent de l’expansion urbaine et de l’intensification agricole, préoccupe également le WWF, qui rappelle qu’un tiers de la production mondiale alimentaire dépend d’eux. Menace aussi sur les sols, puisque seul un quart des terres de la planète n’est pratiquement pas impacté par l’activité humaine. Une proportion qui chuterait à un dixième seulement en 2050, d’après le rapport.

À qui la faute ?

Pour Marco Lambertini, directeur du WWF international, la cause de l’appauvrissement de la biodiversité est claire : « Il est avéré depuis de nombreuses années qu’à cause de nous, la planète court à sa perte ».
Les principales menaces qui pèsent aujourd’hui sur la biodiversité - la perte et dégradation de leurs habitats et la surexploitation - sont liées aux activités humaines.
Ainsi, une étude a démontré que l’agriculture commerciale à grande échelle et l’agriculture vivrière locale étaient responsables d’environ 40 % et 33 % de la conversion des forêts, entre 2000 et 2010. Les 27 % restants seraient dus à la croissance urbaine, à l’expansion des infrastructures et à l’exploitation minière.

Pourquoi c’est inquiétant ?
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