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Bernard Decré, l’homme qui va (peut-être) retrouver l’Oiseau blanc, l’avion de Nungesser

Dernière mise à jour le mercredi 28 décembre 2011

Article paru sur le site "La Voix du Nord" - Mardi 27 Décembre 2011
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Bernard Decré, l’homme qui va (peut-être) retrouver l’Oiseau blanc, l’avion de Nungesser

C’est grâce à un retraité que l’aviateur le plus célèbre de Valenciennes, Charles Nungesser, revient ces jours ci au devant de l’actualité. Bernard Decré lancera au printemps une nouvelle campagne de recherches près de Saint-Pierre-et-Miquelon. Avec la preuve, aujourd’hui, que le pilote a réussi à traverser l’Atlantique. Avant Lindbergh.

PAR THÉODORE TERSCHLUSEN

valenciennes@lavoixdunord. fr REPRO « LA VOIX »

À quoi se reconnait un chasseur non pas d’épave, mais de légende ? Au téléphone, la voix n’a rien d’éthéré, au contraire. Bernard Decré est un retraité en pleine forme. Prêt encore, à 72 ans, à remuer ciel et terre. Et surtout les eaux de l’Atlantique, au pied de St-Pierre et Miquelon, à deux pas de Terre-Neuve et du continent américain. Où il est sûr maintenant que Charles Nungesser est tombé.

Comment le papy aventurier a-t-il croisé la route de l’as des as de la Grande Guerre, qui avait fait vibrer toute une nation en tentant de brûler la politesse à Lindberg pour réussir la première transatlantique en avion ? Pour notre bouillant papy, l’aviation, c’est sacré. Et le plus beau jour de sa vie, celui ou pour la première fois il a pris le manche seul. Le déclic, côté Nungesser, est venu en 2007 quand sa petite-fille lui a offert un livre sur les chasseurs d’épaves. Avec 20 pages consacrée à l’Oiseau blanc, l’avion de Nungesser. Depuis cinq ans, Bernard Decré n’a plus qu’un rêve. Retrouver cet avion, rendre (toute) sa part de gloire à l’aviateur. Longtemps, il prêchera dans le désert, perçu comme un doux-dingue. Depuis quelques mois, il est devenu une petite star des medias. Interviews à la pelle, documentaire sur Arte, un passage au 20 h. Et même un article à la une du Washington Post, l’un des plus prestigieux journaux américains, dont les reporters ont recoupé et vérifié toute son enquête. Car depuis 2007, Brernard Decré n’a pas chômé, et s’est mué en vrai rat d’archives.

Depuis des années, l’avis des spécialistes est que Nungesser, qu’on croyait d’abord perdu dans la Manche, a presque réussi sa traversée. Des témoignages disent l’avoir vu au dessus de Terre-Neuve, voire de l’Etat du Maine aux Etats-Unis où il se serait écrasé. Mais rien d’incontestable. Cette preuve, Bernard Decré aujourd’hui la tient. par le biais d’une lettre sur papier d’écolier d’un pêcheur de l’île de Saint-Pierre signalant des manoeuvres des gardes-côtiers américains. C’est grâce à ce courrier que Bernard Decré a eu accès au saint des saints des archives nationales américaines, Pennsylvania avenue à Washington. Dans une boîte, à quelques centaines de mètres du Smithsonian Institute où est gardé... l’avion de Lindbergh, des livres de bord de la marine US. Et cette mention de l’été 1927. Les garde cotes on retrouvé la double aile d’un biplan. Ils ne doutent pas, eux. C’est l’Oiseau blanc. Mais Lindbergh vient tout juste, lui, de traverser l’Atlantique dans l’autre sens. La mention restera dans un tiroir.

Après la preuve, l’épave. Bernard Decré s’est mué en plongeur. Déjà plusieurs campagnes organisées auprès de Saint-Pierre, dont l’une avec le concours de l’Ifremer.. La prochaine sera cofinancée par Safran, le groupe aéronautique, né de la Snecma, elle même née de Lorraine-Dietrich, constructeur du moteur de Nungesser. En mai, Bernard Decré s’y recolle.



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