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Au chevet des côtes

Dernière mise à jour le mercredi 9 novembre 2011

Article paru sur le site "Sud-Ouest" - Jeudi 20 Octobre 2011
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Au chevet des côtes

Par MURIEL BONNEVILLE

Scientifiques et acteurs sociaux économiques réunis jusqu’à demain à Biarritz

C’est le premier rendez-vous international du genre. Jusqu’à demain soir, à la halle d’Iraty, se tient Océanovation (1), le Forum européen de l’économie, de l’innovation, et des énergies durables de l’océan, auquel participent des gestionnaires et des utilisateurs dans le domaine de l’observation, de la prévision et de la réduction des impacts naturels et anthropiques sur les écosystèmes marins.

Ce forum a pour vocation de permettre aux scientifiques et aux acteurs socio-économiques présents d’échanger entre eux, sous forme d’ateliers, et de faire le lien entre la recherche et l’innovation sur la thématique de la gestion de l’environnement marin et côtier.

Pour bien faire, cinq thématiques ont été retenues, qui traitent autant de la préservation de l’environnement, que du rôle des pôles de compétitivité, de l’océanographie que de l’impact de la pression anthropique sur le littoral.
Des zones fragilisées

En amont du forum, s’est tenu mardi, au casino municipal, un colloque international sur « la vulnérabilité des écosystèmes côtiers au changement global et aux événements extrêmes ». Un colloque coorganisé par l’Ifremer, le CNRS, le Centre de la mer à Biarritz et leurs partenaires scientifiques et qui, au travers de plus de 150 communications d’une quinzaine de pays, ont permis de faire le point sur les connaissances scientifiques concernant l’observation, l’évolution et les capacités d’adaptation des écosystèmes côtiers aux impacts du changement climatique et des actions humaines.

« Les zones côtières ne représentent que 5 % de la surface sur terre mais elles sont continuellement attaquées et donc fragilisées par des processus spécifiques, qu’ils soient physiques, chimiques ou biologiques, précise Marie-Hélène Tusseau-Vuillement, directrice scientifique de l’Ifremer. On estime que 60 % des écosystèmes côtiers dans le monde sont dégradés. Heureusement ils parviennent peu ou prou à s’adapter mais cette adaptation n’est pas neutre pour l’espèce et la communauté, cela a notamment un coût. »

« Lorsque l’on voit les dernières catastrophes naturelles, comme le tsunami au Japon ou les inondations sur les côtes vendéennes, on comprend bien qu’il nous faut mieux évaluer les risques encourus par les écosystèmes pour mieux les protéger. Et c’est tout l’intérêt de ce colloque, » confirme Jean-François Stéphan, directeur du CNRS. Soit essayer d’apporter des éléments de réponse aux questions scientifiques majeures dont découlent d’importants choix de société. « J’espère qu’Oceanovation fera progresser la science de la mer, confiait le maire Didier Borotra. Il faut que tout le monde prenne conscience des menaces qui pèsent sur l’océan. Ce premier Océanovation en appellera d’autres, car il y a tant à faire… »

En plus du forum, se tient à la halle d’Iraty, le Salon sur les solutions techniques dédiées à l’utilisation des ressources vivantes et minérales, l’énergie marine, l’atté nuation des effets du changement global, ouvert au grand public. Avec diverses conférences et cinq expositions.

(1) Ouvert de 10 h à 12 h 30 et de 14 h 30 à 18 heures.



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