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Antilles. Un plan de lutte contre les sargasses

Dernière mise à jour le vendredi 15 juin 2018

Article paru sur le site "Le Télégramme :"
- 09 Juin 2018
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Les sargasses, ces algues brunes aux émanations toxiques, envahissent le littoral antillais, avec un impact sur le tourisme et le quotidien des riverains : Nicolas Hulot et Annick Girardin se rendent ce dimanche aux Antilles pour présenter un « plan national de lutte » contre cette « calamité ».

Depuis février, ces algues brunes, dont l’origine reste incertaine, arrivent en masse sur les côtes de Guadeloupe, Martinique, Saint-Martin, et même de Guyane. Elles s’amoncellent sur les rivages, salissent plages et ports, bloquent parfois l’accès des bateaux, mais surtout dégagent, en séchant, de l’hydrogène sulfuré et de l’ammoniac, qui peuvent provoquer maux de tête, nausées et vomissements.

Ce n’est pas la première fois que ces algues envahissent le littoral antillais depuis leur apparition massive, en 2011. Mais le phénomène n’a « jamais été aussi important que cette année », souligne la ministre des Outre-mer, Annick Girardin.

En Martinique, de nombreuses communes de la façade atlantique sont affectées, comme la ville du Robert, ainsi que les communes du sud de la côte caraïbe. Depuis le 27 avril, 7 750 tonnes de sargasses ont été ramassées dans l’île, selon la préfecture. En Guadeloupe, les communes du Gosier, Sainte-Anne, Saint-François et surtout Petit-Bourg ont été particulièrement touchées, impactant là encore vie quotidienne et économie touristique.

Gaz toxiques

Partout, sur des kilomètres de rivages, des algues brunâtres empoisonnent l’air, entraînant des interdictions de baignades sur de nombreuses plages, mais aussi des fermetures de classes, comme au Robert ou, plus récemment, à Petit-Bourg, où le maire a pris un arrêté de fermeture préventive après que l’Agence régionale de santé a relevé « un taux d’émanation de gaz dû à la dégradation des algues sargasses atteignant les 6 ppm (partie par million, NDLR) ». Jusqu’à 5 ppm, l’ARS déconseille aux personnes fragiles (femmes enceintes, bébés, personnes âgées ou asthmatiques…) de rester à proximité des émanations. Au-delà, seuls « les professionnels équipés de moyens de mesures avec alarmes » peuvent approcher de la zone.

Début mai, l’État a annoncé une rallonge des crédits, pour atteindre 3 millions d’euros, destinés à l’acquisition de machines de ramassage et d’équipements de protection individuels pour les équipes sur le terrain. L’objectif étant de collecter rapidement les algues après leur échouage, avant qu’elles ne dégagent leurs gaz toxiques. Pour cela, sont notamment mobilisés des agents de la sécurité civile, ainsi que les régiments de service militaire adapté (RSMA).

© Le Télégramme http://www.letelegramme.fr/france/antilles-un-plan-de-lutte-contre-les-sargasses-09-06-2018-11988317.php#wtlZ87geZwdI2vq9.99
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